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Le projet de service public

L’Atelier à spectacle : un projet de service public

Ce projet artistique et culturel est rédigé à la lumière attentive des textes suivants et en conformité avec leurs objectifs :

– L’arrêté du 5 mai 2017 fixant les conditions d’attribution et le cahier des missions et des charges de l’appellation « Scène conventionnée d’intérêt national » ; nous observons plus particulièrement les articles 1 et 3, fixant les attentes de l’appellation « Scène conventionnée d’intérêt national art et création. »

– Les grands objectifs et missions de la charte des missions de service public pour le spectacle vivant précisé par l’État en octobre 1998.

– Le cadre d’intervention de La Région Centre-Val de Loire, « parcours solidaire », concernant la politique d’accompagnement de la coopération entre les acteurs culturels

– le projet politique du Département intitulé « Les Grands enjeux 2021 »

– La note d’orientation transmise par l’agglomération du pays de Dreux.

Et aussi :

– La Déclaration universelle des droits de l’homme, la Déclaration universelle de l’UNESCO pour la diversité culturelle, la déclaration de Fribourg concernant les Droits culturels.

La labellisation porte sur un projet, appuyé sur une mention, qui peut, de façon optionnelle, être accompagnée d’une discipline. Ainsi, pour L’Atelier à spectacle, la demande porte sur un conventionnement Art et création. Je propose que cette création ne soit pas restrictive à une esthétique et qu’elle soit envisagée de manière transdisciplinaire ; ce qui fera la particularité de ce projet, c’est la façon, la détermination que nous aurons à mettre cette création en ‘rayonnement’ sur le territoire, afin que chacun, spectateur, habitant, citoyen ait accès à ce projet artistique.

Cet équipement doit être avant tout un lieu de vie permettant que la création rayonne et devienne prétexte à se rencontrer, à débattre, à se cultiver. L’Atelier à spectacle est un élément incontournable de l’aménagement et de l’animation du territoire. Il doit s’adresser à tous et à chacun et aller également vers ceux qui se sentent exclus de ces propositions artistiques.

Participer à la construction de l’individu et du citoyen pour rendre tangible le mieux vivre ensemble par l’art et la création.

Ces textes confortent un positionnement clair qui valorise la mixité culturelle et justifie d’autant plus une programmation pluridisciplinaire curieuse, ouverte à l’Autre et sur le Monde, prenant ancrage dans des problématiques contemporaines et de territoire. Ce projet, est au service de la création, d’équipes artistiques. Mais celle-ci est inexistante, et n’est pas porteuse de sens si elle n’inscrit pas fortement la création, dans une relation à la population, aux familles, à la jeunesse… pour qu’elle se partage, se diffuse et soit prétexte à vivre des expériences fortes, impliquant l’individu sur ce territoire complexe et particulier qu’est l’agglomération du Pays de Dreux.

Ce projet doit s’adresser à la jeunesse, à l’enfant, dès son plus jeune âge car chacun doit avoir accès pour sa construction individuelle à la culture, ferments essentiels participant à la construction de soi. Par conséquent, l’action culturelle, la médiation l’éducation artistique sont également au centre du programme proposé ici.

Dans une société où tout va vite, où la place du numérique est plus que jamais omnipotente, la création et l’art, l’exigence artistique et culturelle doivent contrebalancer ce pouvoir omniprésent. L’exigence du programme doit plus que jamais rimer avec accessibilité, engouement, insatiabilité sans opposer culture savante/culture populaire, divertissement et programme d’excellence.

L’Atelier se veut un lieu de rencontres, un carrefour où toutes les disciplines artistiques se croisent, et se mêlent dans une volonté de dialogue et de découvertes. C’est un endroit où tous les arts de la scène, et les arts nouveaux sont mis en valeur, un lieu où prime l’expérience sensible, pour chacun et pour tous.

La culture et l’artistique comme identité et attractivité du territoire.

Construire une identité commune pour un territoire finalement récemment créé (2014 pour L’agglomération du Pays de Dreux) et réunissant plus de 80 communes, à 80 kms de Paris, incluant quartiers prioritaires et zones de ruralité, c’est un challenge auquel seule la culture peut répondre. C’est animer (au sens étymologique de rendre la vie, donner de l’âme) ainsi un territoire tout en participant à son aménagement par la création.

Une forte ambition pour la création artistique au sein du territoire, c’est ce qui permet que l’on parle de lui autrement, en le valorisant par l’innovation, la créativité, la pertinence et l’exigence. Il s’agit de mettre ainsi l’agglomération du Pays de Dreux au centre de la création régionale, nationale et internationale par les spectacles nombreux qu’elle accueillera en diffusion à L’Atelier à spectacle, par ceux qu’elle accompagnera à travers des projets de résidence, de compagnonnage, … en ayant le souci constant de participer à renouveler la création, de la partager et de la faire connaître au plus grand nombre.

L’Activité artistique de l’Atelier à spectacle

Le soutien à l’art et la création

. La question des résidences pour une mention ‘Art et création’

Pour le label « Scène conventionnée art et création », il s’agit de poursuivre un engagement déjà présent depuis de longues années en ce qui concerne le soutien à la création et de faire en sorte que cet engagement perdure tant en direction de la jeune création que de la création en générale. Encourager, et soutenir signifie que nous nous positionnons en pôle de création, comme un espace important du renouvellement du spectacle vivant pluridisciplinaire sur le territoire de l’agglomération mais également en région et au niveau national et international.

Véritable incubateur de projets artistique, L’Atelier sera particulièrement sensible aux formes hybrides, aux démarches singulières, aux projets innovants. Les arts numériques, graphiques ou plastiques, la vidéo, mais aussi la littérature, la poésie… associés au spectacle vivant, auront toute leur place. L’Atelier à spectacle portera la signification de la périphrase qui le désigne ; c’est un endroit où l’on construit, où l’on assemble, où l’on expérimente. C’est un laboratoire.

Toutes les étapes de production de spectacles transdisciplinaires peuvent être accueillies ; la production, l’administration, mais aussi la réalisation de décors, de scénographies, de machineries les plus élaborés peuvent voir le jour dans le Dépôt.

Mais, il ne s’agit pas de mettre simplement des locaux à disposition… Que l’on parle d’accueils en création, en résidence, ou de ‘simples accueils techniques’, selon les projets et leur avancée, il s’agit de mettre en place des partenariats conçus sur mesure avec chacune des équipes artistiques pour être au plus près de leurs besoins. La création doit être envisagée dans ‘un tout’ incluant l’approche économique du projet, par conséquent sa diffusion mais également sa réception ; la création, la production, et la diffusion sont des éléments indissociables du projet qu’il faut également accompagner par des conseils avisés et bienveillants. Les dispositifs de médiation doivent pouvoir être testés et orientés également.

L’Atelier devient également un pôle ressource, un pôle de structuration professionnelle, du spectacle vivant, sur lequel peuvent s’appuyer les équipes artistiques émergentes. Les professionnels qui composent l’équipe : directeur technique, administrateur, chargé de production, médiateur, et direction peuvent tour à tour prendre en charge par des conseils, des accompagnements les étapes des projets. Des artistes peuvent se joindre à eux. Cette ressource est alimentée par un ‘esprit’ collectif de veille permanente, de curiosité sur tous les fronts émanant de l’équipe : aspects juridiques, sociaux, recensement des formations… Des ateliers d’information, des conférences abordant des thématiques professionnelles dans ce contexte peuvent être organisés et aborder tous les aspects du spectacle vivant… On peut imaginer que des formations peuvent également être organisées par des organismes tels le CAGEC, ARTES, ARTEK ou encore le Pôle Emploi spectacle et décentralisées à L’Atelier qui les accueille, l’AFDAS finançant individuellement ces formations.

On imagine très bien ‘une émulation territorialisée’ autour de la création, mettant en synergie le conservatoire, la médiathèque et L’Atelier, qui, accompagneraient les créations, l’un par des master-class spécifiques autour de la musique, du chant ou de la voix, l’autre par des conférences diverses autour de la création, de l’histoire de l’art ou des idées, par des fonds documentaires spécialisés, …

L’avantage de ce projet ressource, c’est qu’il est peu coûteux finalement puisque puisant des compétences auprès de personnes-ressources déjà en place, optimisant les missions de service public des équipements artistiques. Des diagnostics, des phases d’observation peuvent également être proposés à chaque résidence inscrite sur une durée assez profitable afin d’observer attentivement les besoins initiaux.

Dans ce contexte d’accompagnement au projet, nous pourrons faire appel à des créateurs experts, en qualité de regard extérieur, si cela n’est pas prévu dans la production. L’Atelier est un lieu ambitieux de création artistique. On doit nécessairement retrouver les créations accueillies dans les plus belles programmations du territoire national : scènes nationales, scènes conventionnées, festivals… Les coproductions auront toute leur importance.

Au regard des moyens mis en place pour accueillir l’artiste : outils, financements, ressources humaines, il est important que celui-ci, réponde présent à une philosophie de solidarité, et de retour, en direction de ses homologues artistes, et de la population. La nécessaire coopération des acteurs, et la dimension citoyenne du projet place la création en acte de partage et inscrit l’artiste dans le projet ‘vivant’ de politique culturelle insufflée par L’Atelier.

Espaces/temps/moyens

L’Atelier à spectacle s’inscrit dans un héritage très présent, celui de la résidence ; au service de l’activité artistique régionale et nationale, il accueillait en résidence dans ses murs jusqu’à présent, majoritairement de la chanson française et du théâtre. Il semble nécessaire aujourd’hui d’ouvrir aux autres disciplines du spectacle vivant afin que ce lieu soit représentatif de la création contemporaine.

Nous nous attacherons à accueillir, si l’actualité artistique nous le permet, de la danse, de la musique et du cirque contemporains partant du principe que les infrastructures et notamment le plateau principal offrent des possibilités de travail très favorables pour de nombreuses compagnies.

Ainsi, nous pouvons lister les surfaces que nous pouvons ouvrir à la création ; nous avons notamment repéré pour le cirque, des espaces dits ‘d’accroches’ qui doivent permettre la recherche, l’expérimentation, une grande partie de l’année (il s’agit d’espaces protégés). A proximité du plateau de l’Atelier, L’Entrepôt, est un lieu de construction qui permettra la création et l’élaboration de machineries, décors…

Le plateau de l’Atelier et ses 16 mètres de murs à murs ainsi que ces perches lestées sont des outils incontournables offrant un maximum de possibilités aux compagnies.

Pour finir, les lieux spécifiques tels que le studio de danse, ou Le Séchoir ou bien encore Le Théâtre de toile sont autant d’espaces pouvant accueillir diverses étapes de ‘maturation’ de la création.

Les dispositifs variés de médiation que nous offrons au public, vont permettre aux artistes de confronter les diverses étapes du travail artistique aux spectateurs, qui ont été sensibilisés depuis de nombreuses années aux processus de création.

En synthèse, dans la pluralité des missions d’accompagnement en direction des artistes que devrait pouvoir présenter L’Atelier à spectacle, il proposerait en fonction des projets :

– un temps de travail, de recherches, d’écriture indispensables à la création, périodes anticipées, organisées, fléchées en fonction du rétroplanning de création, et de l’activité des salles de spectacles ; ces temps-là ne nécessitant pas de plateaux, ils peuvent être envisagées dans toute l’agglomération, pour un temps de confrontation avec le territoire.

– un lieu de répétition ou de travail adéquat

– une coproduction ; cette aide répond à des critères bien définis : qualité, niveau de structuration et rayonnement du projet…

– des préachats, s’inscrivant dans la programmation d’année

– un hébergement tout au long des périodes de travail (en fonction du budget voté et imparti et de l’organisation du théâtre),

– des expertises techniques (son/lumière/plateau, production, médiation, diffusion),

– une assistance, si nécessaire, à la structuration administrative de la compagnie ou du groupe,

– des conseils stratégiques et une mise en réseau avec les partenaires potentiels,

– un soutien à la diffusion,

– des propositions pour des actions artistiques et culturelles en lien avec les populations, point central de notre projet.

Les résidences sont protéiformes, elles peuvent se déployer sur plusieurs années ou pour un projet spécifique. Il me semble important de ‘resserrer’ le nombre de groupes ou compagnies accueillies afin de prendre le temps que s’installe la création sur le territoire, que les moyens, les outils au service de l’acte créatif soient qualitatifs. Ainsi, je propose (en fonction des budgets votés) :

1.1 / Du temps dévolu par l’établissement à l’activité de résidence

Le temps de création en direction des compagnies que nous comptons mettre en place à L’Atelier s’inscrit dans une continuité ; il n’y aura pas moins de temps dévolu à la création en raisonnant en jours par an, mais plutôt un nombre de compagnies moins important, l’objectif étant de permettre des temps de présence peut-être plus longs favorisant ainsi des temps de rencontres plus nombreux sur le territoire, et des confrontations avec le(s) public(s) plus variée(s).

Pour rappel :      2015 dénombrait 70 jours d’accueil en résidence,

2016 : 80

2017 : 100 jours

L’accompagnements des artistes Sur la période 2020/2023
Coproductions Variable par an, entre 5 et 7
Nombre d’équipes qui pourraient être intégrées à la programmation par an Au minimum 3
Nombre d’équipes artistiques accueillies en résidence ‘scène’ Au minimum 3
Nombre d’équipes artistiques accueillies en résidence ‘ Premiers essais, laboratoire Au minimum 2
Nombre de compagnies accueillies en résidences construction Au minimum 3
Nombre de mise à disposition ‘des espaces’, sans apports (résidences ‘brutes’) Au minimum 5
Nombre total de résidences Au minimum 15
Nombre de jours d’accueils par an Entre 80 et 100

1.2/ La nécessaire diversité artistique des accueils en résidence

Il est important, en écho avec la création territoriale, d’accueillir toute la diversité du spectacle vivant à l’Atelier à spectacle. La proportion des compagnies régionales est variable mais une attention particulière leur sera donnée.

 La diversité artistique des disciplines du spectacle vivant représentée à travers les résidences à l’Atelier à spectacle Sur la période 2020/2023
Théâtre (dans toutes les variations possibles du texte dramatique) Au minimum 5 par an
Danse (si possible régionale) Au minimum 2 par an
Nouveau cirque 1 à 2 par an
Musique contemporaine, musiques actuelles, jazz… Au minimum 2
Art de la rue, formes pluridisciplinaires Au minimum 1

En dehors de l’accompagnement ‘classique‘ en coproduction, résidence de compagnies implantées sur ce territoire, il me semble que nous pouvons, et dans cet équipement plus particulièrement, réfléchir à de nouvelles problématiques de résidences, notamment, celles incontournables :

1.2.2 Des ‘accueils requalifiés’

. On peut s’étonner que sur les résidences précédentes les coproductions servaient à financer les hébergements/repas des compagnies sur les temps de travail et de recherches ; notre nécessité de clarté sur ce point doit envisager l’accueil dans son ensemble. Les capacités d’hébergements en groupe doivent être envisagées sur le territoire, chez l’habitant ou sur des formules de gîtes.

. L’accompagnement des compagnies doit permettre également leur accueil à tous les niveaux : techniques, scéniques, administratifs mais également sur le volet de la médiation. Les infrastructures que nous mettrons à disposition devront envisager ces possibilités.

. Pour finir et comme nous l’avons déjà exprimé, la qualité de l’accueil en direction des compagnies doit également envisager d’accompagner en termes de conseils sur tous les volets les groupes ou compagnies.

1.3/ Accueillir des artistes associés/ des résidences de territoire

De manière générale, nous accueillerons sur un temps plus long les compagnies, ce afin de permettre une ‘infusion’ artistique élargie au territoire de l’Agglomération.

Les processus de médiations en direction de tous les publics se dérouleront dans et hors les murs. Pour cela, nous établirons des calendriers sur une à deux années avec les compagnies.

Le programme variable de ces résidences d’artistes associés et de résidences-infusion, selon les années pourrait être le suivant :

  • 1 artiste associé, la Cie MADANI, sur 2 saisons 20/21 et 21/22.
  • 1 à 2 résidences d’infusion par an. La compagnie du Détour pour Trois hommes dans une bouteille sur la saison 20/21.
  • 1 à 2 résidences de territoire par an. Des Hommes qui portent et des femmes qui tiennent pour Vroum sur la saison 20/21

En sus,

  • 1 accueil de la promotion de la FA-AR par an. Il s’agit d’un organisme de formation des artistes en espace public de Marseille tant pour les résidences d’infusion que pour les résidences de territoire.

Accueillir un artiste associé, c’est tout d’abord prendre en compte, au-delà des opportunités, de l’actualité culturelle du territoire, du repérage d’écritures spécifiques, du caractère innovant d’un projet, les capacités de l’artiste ou de la compagnie à présenter un regard et un propos artistique singulier.

Ainsi, le compagnonnage aura pour intention, sur une ou deux saisons, de proposer une présence régulière de la compagnie qui outre la représentation de l’un ou plusieurs des spectacles de son répertoire s’engagera avec L’Atelier pour mettre en œuvre un programme dynamique d’actions culturelles sur le territoire : ateliers, temps de réflexion, d’expérimentation artistique, organisation de rencontres artistiques, lectures publiques…

Cette compagnie, par son expertise, pourra également offrir une forme de tutorat en direction des compagnies émergentes. Nous favoriserons ces temps d’échanges porteurs, pour permettre la solidarité des compagnies et renforcer les collaborations entre acteurs.

Chaque nouvelle venue d’un artiste associé impliquera de nouveaux programmes toujours à réinventer.

1.4/ Notes artistiques et précisions

 

  • Un artiste associé à l’Atelier à spectacle, Ahmed Madani

 

Le territoire de l’agglomération de Dreux couvre 82 communes ; ce périmètre est considéré comme rural à 80 % et contient également des quartiers prioritaires, pour lesquels œuvre la Politique de la ville. La création que je compte accueillir à l’Atelier doit prendre en compte cette donne, car je considère que l’artiste ne peut ‘vivre sa création’ en-dehors de la réalité politique qui l’entoure. C’est pourquoi j’ai choisi de travailler avec Ahmed Madani en qualité d’artiste associé pour au moins deux années consécutives, de 2020 à 2021 voire 2022.

Les propos de l’artiste résonnent totalement avec le projet culturel et artistique que j’ai proposé ; il s’exprime en ces termes : ‘l’ambition de nos créations est de questionner l’histoire contemporaine dans ce qu’elle a de plus troublant et de plus palpitant en produisant un théâtre d’art poétique et populaire dont les pierres angulaires sont l’écriture et la matière humaine.

Les questions du social et du politique ont, depuis la fondation de la compagnie, fait l’objet d’une attention particulière ; elles restent un élément important de nos préoccupations. Les profondes mutations et transformations de la société française et les grandes problématiques qui dépassent cette réalité franco-française nous incitent à être attentifs aux bruissements du monde. L’écriture de pièces originales, l’adaptation d’œuvres du répertoire, la recherche dans le cadre de laboratoires et de chantiers artistiques, les commandes à des auteurs vivants sont autant de pistes de travail pour faire émerger des écritures et les donner à entendre’.

J’ajoute que le travail avec les habitants et notamment dans les quartiers prioritaires qu’effectue Ahmed Madani depuis de nombreuses années, ici à Dreux et Vernouillet vient confirmer cette volonté réciproque d’inscrire la compagnie dans l’histoire de la création que nous désirons défendre à L’Atelier à spectacle, mais également dans l’histoire des quartiers. Le travail de recherches artistiques actuel est exemplaire. Je parle de Au non du père. Le personnage principal Anissa A., habitante de Vernouillet est une femme dont les parents sont issus de l’immigration. Cette jeune femme issue des quartiers a été auditionnée et retenue pour le projet F(l)ammes), puis pour la dernière création. Depuis 5 ans et deux créations, Ahmed Madani est en compagnonnage artistique avec L’Atelier. Son travail sur le territoire méritait de concrétiser des partenariats plus visibles, ce qui devrait permettre un programme de médiations plus important.

 

Nous pouvons noter qu’Ahmed Madani est artiste associé au Théâtre Brétigny – Scène conventionnée art & création et Compagnie en résidence à Fontenay-sous-Bois (Fontenay-en-Scènes).

Madani Compagnie est conventionnée par le Ministère de la Culture – DRAC – Île-de-France et par la Région Île-de-France et distinguée compagnie à rayonnement national et international depuis 2017.

 

  • Des projets de résidence en infusion

 

Des hommes qui portent et des femmes qui tiennent, jeune compagnie de cirque régionale

 

Je désire accompagner la compagnie émergente Des hommes qui portent et des femmes qui tiennent et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce qu’il me semble important de permettre de lire une diversité artistique sur le territoire régional ; les arts en espace public et le cirque contemporain sont peut-être des genres sous représentés. Ensuite, il me semble que cette compagnie pourrait avoir un avenir prometteur dans les arts du cirque, en considérant leurs performances physiques et artistiques mais également en observant leurs préoccupations esthétiques à savoir la rencontre, entre autres, du hip-hop, et du cirque.

La particularité de cette compagnie, c’est également sa capacité à être autonome et à pouvoir ainsi s’installer sur les espaces les moins équipés ; elle utilise des agrès ou des structures autoportées et la jeunesse des deux artistes principaux inscrit une capacité réelle à travailler avec des publics jeunes sur des temps de recherches en danse urbaine.

J’aimerais pour toutes les raisons évoquées permettre à cette compagnie d’investir le territoire dans sa dualité urbaine et rurale. Cela implique une installation longue sur notre territoire sur au moins une année soit de septembre 20 à septembre 21.

Pour finir, un partenariat avec le DAME de Vernouillet nous permettrait, en lien avec l’ARS d’inscrire des temps de travail et de recherches au sein de cette structure médico-sociale. 

Comme j’ai pu le dire, ‘la labellisation porte sur un projet, appuyé sur une mention, qui peut, de façon optionnelle, être accompagnée d’une discipline. Ainsi, pour L’Atelier à spectacle, la demande porte sur un conventionnement Art et création. Je propose que cette création ne soit pas restrictive à une esthétique et qu’elle soit envisagée de manière transdisciplinaire ; ce qui fera la particularité de ce projet, c’est la façon, la détermination que nous aurons à mettre cette création en ‘rayonnement’ sur le territoire, afin que chacun, spectateur, habitant, citoyen ait accès à ce projet artistique’.

‘Cet équipement doit être avant tout un lieu de vie permettant que la création rayonne et devienne prétexte à se rencontrer, à débattre, à se cultiver. L’Atelier à spectacle est un élément incontournable de l’aménagement et de l’animation du territoire. Il doit s’adresser à tous et à chacun et aller également vers ceux qui se sentent exclus de ces propositions artistiques’. 

C’est dans ce contexte que je désire accueillir des travaux de recherches, de création sur des résidences d’infusion. Il s’agit de mettre en relation sur des périodes plus ou moins longues des compagnies dont l’expertise en la matière n’est plus à remettre en cause : Zur, Opéra Pagaï… Avec le territoire et ses habitants.

Les processus de création dans ce domaine peuvent être particulièrement porteurs. Zur et sa future création ‘Vento’ ajoute à son travail de recherches la notion de ‘respirer tous ensemble’ dans l’abstraction du paysage (cf dossier de création joint).

Aujourd’hui, ce vaste territoire de 82 communes est totalement vierge de quelconques problématiques d’observations artistiques ; il serait intéressant que toutes les cartes soient battues en cet endroit. Un partenariat étroit avec la Fai-Ar mettant en résonnance de futurs artistes en espaces publics doit permettre d’interroger cette espace de l’agglomération dans toutes ses problématiques : sociologiques, urbanistiques, démographiques… Ces travaux de recherches nous permettront de réfléchir ‘aux angles d’attaque’ des artistes que nous mettrons ensuite en ‘miroir’ sur l’ensemble des communes au fur et à mesure des années.

 

  • Permettre des ponts artistiques avec la création internationale

 

Privilégier les ponts entre la création musicale régionale et la création internationale à raison d’une proposition tous les ans ou deux ans, peut-être une proposition de résidence innovante et apportant quelques nouveaux souffles en région ; nouvellement arrivée de La Réunion, j’ai travaillé pendant 3 ans dans le secteur des musiques actuelles sur le bassin océan Indien. C’est dans ce contexte qu’il me semble intéressant de ‘fidéliser’ des partenariats. La DAC Réunion est sensible à cette proposition. Le contrat de filière des musiques actuelles en cours de signature dans l’île souligne l’importance de créer des ponts avec la métropole en ce qui concerne la création musicale. Un nouveau dispositif porterait des appels à projets de ce type.

Je pense alors à Mounawar, artiste d’origine comorienne, récemment repéré et applaudi en métropole sur une création intitulée Chien bleu lors des sélections de programmation des JMF à la Scène Nationale de La Ferme du Buisson. Pigment est un duo qu’il crée avec la célèbre voix de l’océan Indien Nathalie Natiembé ; ils seront applaudis aux Francofolies, à la SMAC du VIP de St Nazaire… On les retrouve sur de nombreux marchés internationaux de la musique ou dans la programmation de l’Institut français en Inde.

Dans ce contexte, de nouveaux partenaires ont manifesté leur intérêt pour travailler avec l’Atelier à Spectacle ; il s’agit de :

  • Le festival des Musiques d’ici et d’ailleurs et son prix des musiques d’ici, à Châlons-en-Champagne en la personne de Kamel Dafri
  • La Cité Internationale des arts à Paris, en la personne de Bénédicte Alliot.

 

 

1.5/ Accueillir des groupes, et compagnies en résidence

L’Atelier à spectacle est un lieu public de création pluridisciplinaire ; il doit être à l’écoute des sollicitations des compagnies, dont le travail interroge, susciter la curiosité, promettre le renouvellement de la création contemporaine et des écritures scéniques. De la même façon, ces compagnies/groupes proposeront un travail d’actions culturelles en direction de tous les publics en proposant également des ateliers, des rencontres etc.

L’Atelier à spectacle, est un lieu de service public et il doit aussi permettre aux compagnies qui n’ont pas de lieu ou de moyens techniques suffisants pour créer, d’accéder aux espaces.

 

1.6/ Accompagner la création émergente : propositions du dispositif ‘incubateur d’artistes’

L’Atelier a une longue histoire avec les repérages de talents, notamment en chanson française. Nous resterons dans ce sillage tout en proposant une interdisciplinarité. Nous nous attacherons à ouvrir le théâtre à ces jeunes créateurs, à leur accorder des temps de travail et de recherches. Nous poursuivrons avec conviction les coproductions, proposerons des espaces d’expérimentation et de transmission. Nous proposerons des projets tutorés, lesquels bénéficieront de conseils et suivis de parcours renforcés.

L’Atelier sera particulièrement attentif à leur ancrage territorial et à leur structuration professionnelle. Pour ce faire, il organisera des temps forts autour des productions de ces créations où il invitera des professionnels du spectacle vivant (artistes confirmés, directeurs de salle, producteurs, manageurs, développeurs d’artistes…), afin de poser un regard critique sur le projet en cours ou permettre une mise en réseau en vue de possibles programmations et coproductions.

L’Atelier doit être un ‘dénicheur de talents’ afin d’enrichir et de renouveler le vivier de la création. Il s’intéressera aux scènes tremplins, aux premières parties, aux scènes des Inouïs du Printemps de Bourges, aux spectacles de fins de promotions des conservatoires de Tours et d’Orléans… Parmi ces artistes, nous souhaitons vivement que la plupart deviennent des compagnies aux projets artistiques solides à retrouver dans les saisons futures des réseaux professionnels régionaux et nationaux et internationaux.

 

1.7/ Accueillir les arts de la rue et l’art en espace public en résidence dans et hors-les-murs

Nous accueillerons des compagnies arts de la rue ou cirque ; on peut imaginer aisément des temps de travaux de recherche dans les cours, les jardins des particuliers, les parcs publics, les places… Les sites patrimoniaux, au moment des temps de restitution, pourront convoquer les visiteurs/habitants. Nous pensons aux jardins du moulin de la Bellassière par exemple, à la médiathèque de l’Odyssée, au musée des

peignes et des parures de Ezy-sur-Eure, aux châteaux d’Anet et d’Ivry la Bataille, aux abords du château de

Maillebois…

Il serait intéressant de développer le concept d’accueil des artistes arts de la rue en résidences chez les habitants afin de restituer des travaux en cours et provoquer l’échange ; nous prendrons soin que ces propositions s’adressent à toutes les CSP et qu’elles vivent également dans les quartiers prioritaires afin de favoriser la mixité sociale.

Pour finir, Le Dépôt, vaste équipement de création de décors et de machineries au sein de l’Atelier est l’espace idéal pour accueillir des compagnies de rue ou de cirque dans leurs recherches. Espace vide, nu et neutre aux reflets industriels, cet endroit présente à proximité le quai de déchargement et les espaces de construction. La hauteur sous plafond et les nombreux IPN facilitent l’accueil des travaux de circassiens.

 

  1. Mettre en relation les créations artistiques soutenues et les écosystèmes de la diffusion

Comme le prévoit l’arrêté du 5 mai 2017, pour les scènes conventionnées d’intérêt national, « il est attendu l‘inscription de la structure dans des réseaux de production et de diffusion au niveau national, voire européen et international, favorisant la recherche de diffusion des créations soutenues.

Une direction de structure telle que L’Atelier à spectacle doit mettre au service de la filière spectacle vivant ses réseaux. Travaillant dans le spectacle vivant depuis plus de 20 ans, j’ai rencontré à travers mes différents postes quantités de réseaux du spectacle (danse, théâtre, arts de la rue et musiques actuelles),

nationaux et internationaux les plus variés dont je saurai faire profiter L’Atelier et les artistes accueillis. Ce qui est important dans le cas de notre Pôle de création et lieu ressource, c’est de susciter régulièrement l’attention des collègues programmateurs ; il est essentiel de travailler en réseaux régionaux par discipline ou de façon transdisciplinaire. Scèn’ O Centre, est sans aucun doute un partenaire incontournable, d’une part parce qu’il réunit les acteurs du spectacle vivant et précisément les programmateurs mais aussi parce qu’il reçoit les appels à projets de Région en scène pour Le Chaînon, maillon incontournable d’une longue chaine de diffuseurs. Les coproductions, les ‘connivences’, les associations doivent exister avec les différents lieux de diffusion de la région Centre-Val de Loire et des régions périphériques.

Au niveau national, des relations de travail existent déjà avec la Scène du Canal, l’Espace Jemmapes à Paris, La grange Dîmière, le Théâtre de Fresnes, les Bains Douches, la SMAC de Lignières-en-Berry, Stephane Riva, la Manufacture Chanson à Paris Le Trianon transatlantique, la Scène conventionnée chanson francophone et résidences d’artistes (76), Le Train Théâtre, la Scène conventionnée Chanson de Portes les Valences, la Scène Nationale de Châteauroux, le Théâtre du Cloître, Scène conventionnée pour le répertoire et la création contemporaine de Bellac, le Théâtre Eurydice, le Centre d’action culturelle/ESAT de Plaisir (78), Les Hivernales, Centre de Développement Chorégraphique d’Avignon.Nous pouvons également susciter l’attention en ce qui concerne les musiques actuelles ‘des marchés de la musique’ ou de festivals importants afin de pouvoir permettre à la création que nous défendons d’être au cœur de l’actualité. Je peux citer : Le Mama, Les Transmusicales, Les Eurockéennes… mais également sur des réseaux internationaux de type L’Atlantic Music Expo, le Iomma ou le Womex.

Il n’est pas très utile et nous ne serions pas très exhaustifs, de citer tous les partenaires avec lesquels de toute évidence, nous nouerons facilement des relations bienveillantes et de mise en relation de la création que nous défendrons. Il est plus approprié de penser aux temps forts que nous mettrons régulièrement en place afin d’inviter les collègues diffuseurs à venir voir les créations en cours ; il s’agira de communiquer régulièrement sur ces productions, de les recommander, de les faire connaître via des newsletters, éditions numériques, lettres d’invitations… Mais également de permettre leur diffusion sur des festivals importants.

La ‘réputation’ de la création à L’Atelier doit pouvoir susciter la curiosité et l’engagement des diffuseurs. Le site web, les réseaux sociaux de L’Atelier, véritables vitrines pour les artistes et les professionnels seront alimentés régulièrement avec l’actualité des créations en cours. Nous pourrons, via les supports vidéo que nous aurons développés, mettre en place une chaine Youtube sur le site du Pôle création de L’Atelier ; des outils de promotion permettant de faire connaître les productions à venir pourront s’ajouter aux accompagnements notamment aux artistes de L’Incubateur : EPK, des captations sons et vidéos, teasers etc pourront être proposés également via un dispositif d’aide à la diffusion.

Il me semble important de participer voire d’impulser sur le territoire, (département, région) de régulières réunions de travail avec les collègues directeurs de théâtre afin de construire des tournées de diffusion encourageant notamment la jeune création et les ‘prises de risques.’ L’Atelier s’attachera à faire connaître ces créations et à les mettre en réseau en direction de la diffusion régionale, notamment en accueillant le dispositif Région en scène du Chaînon manquant. Puis, nous l’espérons, en permettant leur diffusion pour certaines d’entre elles sur le réseau national du même Chaînon à Laval.

Nous pouvons réfléchir à un ‘aménagement territorial de la création’ pour associer le territoire à l’écosystème de la création accueillie. Il s’agit de construire un partenariat avec l’Office départemental du tourisme[1] pour aménager des espaces de diffusion dans des endroits remarquables : jardins, demeures, châteaux… (le département est riche en patrimoine) et inviter tous frais assumés, à une saison propice des professionnels de la culture. Ce système très employé dans l’océan Indien et chez les Anglo-saxons n’est pas sans retombées pour le spectacle vivant… et l’économie locale.

Le dispositif Europe Créative intitulé ‘Focus’ permet au réseau des scènes nationales de rentrer dans un système gagnant/gagnant de mise en réseaux de la création avec des théâtres du monde entier. A notre tour d’inventer de nouveaux échanges internationaux encourageant la mobilité internationale de nos artistes ! Nous pouvons imaginer également de belles tournées sur les instituts français du monde entier

permettant de fructueuses rencontres et échanges artistiques[2]. De même, il me semblerait important de pouvoir être partenaire du CAEG, China Arts and Entertainment Group regroupant plus de 50 théâtres en Chine.

Pour finir, nous prendrons attache auprès de La Région Centre – Val de Loire afin de travailler sur des réseaux déjà en place grâce à la politique régionale de coopération décentralisée : le Sud de l’Inde (Tamil, Nadu…), La République tchèque, La Chine etc.

Donner des outils afin de s’adresser à toutes les strates de la production et diffusion des compagnies, permettre la promotion numérique afin de rendre plus visibles les projets sur le web, élargir régulièrement les réseaux, accompagner les créations vers la diffusion nationale et internationale, organiser des temps professionnels autour de la création régionale et nationale, donner au territoire de nouvelles possibilités d’attractivité pour ‘fêter’ la création, sont autant d’objectifs corollaires que nous pouvons sur la durée,

mettre en place pour renforcer la mission d’accompagnement des compagnies en résidence à L’Atelier. Ce programme ambitieux, sera phasé sur 4 années, pendant la durée de la labellisation.

  1. Mettre en relation la création artistique avec la population et le territoire

La spécificité alors de L’Atelier à spectacle, c’est de convier la population autour de cette création, de faire de ces espaces un tiers lieu[1] dans la définition de Ray Oldenburg et de permettre la fertilisation croisée des acteurs, artistes d’un côté, habitants de l’autre, et de provoquer la polénisation, d’inventer un nouvel écosystème inhérent à la médiation : actions en direction des publics, des scolaires et des quartiers.

Si nous devons préserver, par endroits, l’intimité de la création artistique, il n’en restera pas moins que la nécessité de ‘retour’, d’ouverture et de partage vers les publics feront partie intégrante de l’accueil en résidence pour chaque compagnie.

Toutes les formes pour comprendre les processus de création pourront être envisagées : lectures publiques, par exemple à la médiathèque, d’un texte dramatique en ouverture à la période de création, intégration de groupes d’amateurs, de chorales, dans des périodes de recherches, levers de rideaux, répétitions publiques, générales… Ces actions peuvent avoir lieu dans l’enceinte de L’Atelier à spectacle mais également Hors les murs et dans des salles de l’agglomération participant à ces accueils artistiques. Les maisons de quartier, les Maisons Proximum, au regard du lien social qu’elles tissent au moyen de la culture, peuvent aisément accueillir, des travaux en cours afin de provoquer l’échange et les débats.

Il serait intéressant de développer le concept d’accueil des artistes en résidences chez les habitants afin de restituer des travaux en cours et provoquer l’échange ; nous prendrons soin du fait que ces propositions s’adressent à toutes les CSP et qu’elles vivent également dans les quartiers prioritaires afin de favoriser la

mixité sociale.

Si nous accueillons des compagnies arts de la rue ou cirque, on peut imaginer aisément des temps de travaux de recherche dans les cours, les jardins des particuliers, les parcs publics, les places…

Les sites patrimoniaux, au moment des temps de restitution, pourront convoquer les visiteurs/habitants. Nous pensons aux jardins du moulin de la Bellassière par exemple, à la médiathèque de l’Odyssée, au musée des peignes et des parures de Ezy-sur-Eure, aux châteaux d’Anet et d’Ivry la Bataille, aux abords du château de Maillebois…

Mais faire rayonner la création, c’est aussi convoquer les artistes sur des problématiques du territoire qui les interpellent, suscitent l’attention de la création au service d’une cause, d’une histoire, d’une mémoire collective afin de faire naitre des récits communs. C’est ce qui existe de plus tenu et pertinent dans cette mise en relation création/habitants et le cœur de cet enjeu se retrouve bien dans l’action de dire, de traduire par l’acte artistique. C’est aussi créer des relations étroites et singulières entre les artistes, leur travail et les habitants. Je pourrais citer par exemple Portraits de rue, du groupe artistique Alice ou bien Sortie de secours ou encore Immortel de la Cie Adhok, célèbre compagnie de danse dont le propos artistique prend ancrage, lors de la création, sur des interviews de jeunes et de personnes âgées. Ces créations-diffusion, réécrivent pour chaque nouveau territoire une partition. Elles interrogent dans leurs diversités le temps, le territoire, le présent et l’avenir ainsi que les problématiques sociétales dans lesquelles elles s’inscrivent. Se mettent en correspondance de nouveaux dialogues artistiques mêlant écritures participatives, mémoires collectives, et transmission. Une relation permanente s’installe entre l’art et le territoire.

[1]Selon la définition du sociologue américain Ray Oldenburg, les Tiers Lieux est composent une solution hybride entre espace personnel et espace ouvert, domicile et travail, convivialité et concentration. Les tiers-lieux réunissent un certain nombre de conditions permettant les rencontres informelles et favorisant la créativité des interactions sociales, notamment à travers l’ouverture, la flexibilité, la viabilité, la convivialité et l’accessibilité. 

[1]Lire page 7 et 20 de l’Eurélien, le projet politique du Département intitulé ‘Les Grands enjeux 2021’-‘Des bourgs-centres attractifs’ (…) – Le Département, en partenariat avec l’État, le Conseil régional Centre-Val de Loire et la Banque des territoires, s’est engagé dans une démarche visant à stimuler l’activité et l’attractivité des bourgs-centres (…) À travers son implication dans de grands équipements (château de Maintenon, Véloscénie, etc.), le Département agit pour que le tourisme soit un vecteur de développement du territoire.

[2]Particulièrement sensible à cette question de la mobilité internationale des artistes, j’organise au nom du Pôle régional, pour la filière musicale de La Réunion, un minimum de 30 tournées par an dans le monde sur tous les continents. L’export, est un véritable poumon de la création régionale au niveau de l’océan Indien…

Une programmation artistique et un programme d’actions artistiques et culturelles pluridisciplinaire

  1. Une programmation pluridisciplinaire

L’Atelier présente une programmation qui doit être en phase avec cette désignation de ‘Scène conventionnée Art et Création’. Ce programme fera la part belle aux sorties de créations accueillies à N-1, et tiendra ses engagements en direction des compagnies reçues en résidences, qu’elle programmera en fonction de la finalisation des projets. Ces derniers, nous l’espérons, auront l’oreille attentive d’un public qui pourra avoir vécu les différentes phases du processus de création.

L’Atelier à spectacle oriente sa programmation sur la compréhension de l’Humanité, de son identité, de ce qui la relie à des problématiques contemporaines ; cette partition interroge la place de l’Homme et son rapport au monde. Il s’agit alors, en tant que spectateur, de s’ouvrir à la culture, la sienne, et à celles des autres. Questionner l’Humanité, c’est réfléchir à son essence, son histoire, son présent et sur ce que sera son avenir. Nous privilégierons tous les modes d’expression artistique pour s’adresser au public.

La programmation transdisciplinaire par définition présentera toutes les esthétiques : théâtre, danse, musique, arts du cirque, arts de la rue, marionnettes, théâtre d’objets, magie nouvelle, arts du récit… Nous serons sensibles aux hybridations, aux représentations dévoilant de nouvelles formes spectaculaires, des écritures singulières incluant des modes d’expression contemporains : numériques, vidéo, …

Le projet artistique de L’Atelier à spectacle s’orientera vers :

– des œuvres de notre patrimoine théâtral et chorégraphique, que l’on nomme répertoire. Pour deux raisons. La première pour les (re)voir à la lumière de problématiques sociétales, mises au jour par des mises en scène contemporaines. La seconde pour continuer à bâtir une culture commune, celle qui fait sens, et nous construit en tant que citoyen, individu et nous fait appartenir à une communauté.

– des œuvres résolument contemporaines, terreau fertile de la transdisciplinarité, de la création dans toute sa diversité, n’excluant pas les démarches de recherches, de laboratoires artistiques.

– des œuvres aux formes sans cesse réinventées, interrogeant l’adresse aux publics. Nous pouvons citer par exemple les arts en espace public, les ‘conférences théâtralisées’, les spectacles intégrant des habitants, des déambulatoires, …

– des œuvres ‘accomplies’ d’artistes incontournables, connus et ‘repérés’ mais également des propositions artistiques d’artistes émergents, permettant le perpétuel renouvellement artistique. Des artistes d’envergure internationale, nationale tout en étant très attentifs à la production des artistes régionaux. Des artistes européens, et de tous les continents…

 

  1. Un réajustement nécessaire

Il semble important de ‘réinventer’ le caractère pluridisciplinaire du lieu, afin de permettre une mixité des publics, et renforcer le caractère transgénérationnel.

Nous retrouverons des arts, d’habitude moins représentés : les nouveaux arts du cirque, la magie nouvelle, le théâtre d’objet…

L’adresse aux ‘publics jeunes’, les 15/25 ans, public plus difficilement captif, ne doit pas être omis ainsi que de réguliers ‘rendez-vous famille’.

La partie ‘Humour’ sera laissée aux producteurs privés (elle pourra néanmoins, à discrétion, intégrer la programmation) à qui nous louerons le théâtre ; la bonne humeur sera vécue de manière ‘transversale’ dans toute la programmation. De plus, l’’humour’ est également traitée par nos collègues du Théâtre de Dreux. Il s’agit d’être complémentaire sur ce même territoire.

La musique classique, et contemporaine, peu représentées également trouveront leur place dans une programmation coconstruite avec le conservatoire.

Pour finir, il sera important d’ouvrir la programmation à d’autres cultures. Les musiques du monde, la danse contemporaine et le cirque world peuvent permettre à la programmation de s’ouvrir vers l’international.

 

2.1/ La musique, la chanson, les musiques actuelles et autres esthétiques musicales

La musique dans toute sa diversité doit être proposée aux publics de l’agglomération : musique classique, jazz, musiques du monde, en passant par la diversité des musiques actuelles comme la musique électro, le HIP-HOP, le slam, la chanson, la pop, le rock…

Il sera nécessaire de travailler en collaboration avec certains acteurs du territoire régional pour s’assurer de proposer cette diversité. On pense bien-sûr au Printemps de Bourges, notamment pour les Inouïs, Les Bains douches à Lignières, partenaire naturel de L’Atelier en ce qui concerne la chanson, L’Astrolab à Orléans pour les partenariats hip-hop, et musique world, … Nous pouvons inventer les partenariats les plus divers avec nos collègues programmateurs afin de permettre la mixité des publics et dynamiser une offre plus riche tout en réalisant des économies d’échelle. La salle modulable du Séchoir (400 places debout/185 places assises) nous oblige, par sa jauge limitée à bien orienter nos choix artistiques sur des critères notoriété/économie/prix au siège/représentativité de l’esthétique sur le territoire.

L’accueil en résidence de jeunes artistes musiciens ou groupes pourront permettre d’organiser des premières parties de certains concerts dans les SMACS, en recentrant les partenariats.

La chanson francophone a longtemps été une esthétique de choix à L’Atelier à spectacle et il a accueilli de nombreuses créations. Nous continuerons à défendre ce genre musical sans pour autant exclure d’autres modes d’expression musicaux.

La configuration de la salle L’Atelier (954 places assises) pourra recevoir des têtes d’affiche (pour des raisons budgétaires, deux propositions par saison) :

– du théâtre

– de la musique et de préférence de la chanson, ce qui justifie une jauge assise.

Quelques exemples de choix de d’artistes ou de groupes pour 2019/2020 (en dehors de toutes considérations budgétaires).[1]

 

Chanson française et têtes d’affiche

  • ‘Le Symphonique’ avec Jane Birkin, direction artistique Philippe Lerichomme, arrangements Nobuyuki Nakajima. Accompagnée, comme son nom l’indique, par un orchestre symphonique, Jane Birkin donne l’occasion à L’Atelier de travailler en étroite relation avec le conservatoire et ses enseignants ou ‘les grands élèves’.
  • Arthur H/ Gaëtan Roussel / Bertrand Belin / Jean-Louis Murat / Barbara Carlotti / Alexis HK/ Benjamin Biolay/ Pomme / en fonction de leur actualité font également partie des artistes que nous pourrions accueillir sur les saisons.

 

Musiques du monde

  • Birds on wire, Rosemary Standley (US/France)
  • Christine Salem, (Réunion)
  • Dakhabrakha, est un projet du Dakh Center for Contemporary Art(Ukraine)

 

Electro word/ Musique contemporaine électro/ Hip-hop

  • Labelle (Océan Indien)
  • KO KO KO (Kinshasa, Congo)
  • Hocus Pocus (FR)

 

Jazz

  • Vincent Ségal (FR) // Julien Lourau (FR) // Hugh Colmann (UK)//Médéric Collignon

 

2.2/Le théâtre

La programmation théâtrale fera la part belle aux pièces classiques dont les propos visionnaires restent atemporels tant par les questions universelles qu’ils soulèvent que par une dramaturgie qui étonnement prend, quelque soit l’époque, ancrage dans le présent pour nous parler de cette société dans laquelle nous

vivons. Néanmoins ces textes sont revisités et ‘habités’ par une mise en scène résolument contemporaine

dont la fable, à travers la lecture personnelle du metteur en scène, révèle de nouvelles interprétations de l’œuvre.

Le théâtre présente néanmoins des dramaturges et des metteurs en scène contemporains ‘incontournables’… Yan Fabre, Frédéric Fisbach, Rodriguo Garcia, Jacques Lassalle, Wajdi Mouawad, Joël Pommerat, Olivier Py. Nous observons néanmoins l’adaptabilité technique de ces ‘grandes formes’ pour la plupart, sous réserve d’un budget permettant de telles programmations. On retient des metteurs en scène comme Denis Podalydès, des talents confirmés comme François Rancillac, Pierre Guillois, Cyrille Teste. Nous avons pour rôle de faire connaître aussi des talents plus discrets comme Alexis Armengol du Théâtre à crû, ou Pauline Bureau de la Compagnie La Part des Ange, ou encore Fred Pellerin ou Nicolas Bonneau pour les arts du récit.

 

Quelques exemples de choix de pièces de théâtre

· Candide qu’allons-nous devenir ? direction artistique Alexis Armengol,Théâtre à cru, avec le soutien du Centre dramatique de Tours

  • White dog, compagnie Les anges au plafond, mise en scène Camille Trouvé, coproduction Scène nationale de Bourges, Scène nationale de Dunkerque
  • Mon cœur, Compagnie La part des anges, mise en scène Pauline Bureau, coproduction Le Volcan, scène nationale du Havre, Théâtre Dijon Bourgogne, CDN, Le Merlan
  • Le triomphe de l’amour, de Marivaux, mise en scène Denis Podalydès, production C.I.C.T. – Théâtre des Bouffes du Nord, Coproducteurs associés Maison de la culture d’Amiens, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
  • Bonne nuit, Blanche, mise en scène Maïa Sandoz, avec Blanche Gardin
  • Rigoletto, mise en scène Pierre Guillois, soutien Région Centre-Val de Loire

 

2.3/La danse

Sera représentée sous toutes ces formes afin d’illustrer le corps dans tous ses états, dans toutes ses submersions, dans son évolution lente. Le corps, comme acte politique. Le corps pour dire, le corps pour argumenter. La danse contemporaine est métaphore et miroir d’une société, d’une époque.

La danse contemporaine pourra être abordée sous toutes ces formes et en transdisciplinarité avec d’autres modes d’expression : la vidéo, le jeu vidéo, les arts du cirque, les musiques actuelles…

Le choix des pièces se veut donc éclectique, et s’adressant à tous ; la danse contemporaine, raffinée et obscure, violente et percussive, politique et argumentative, tout aussi être onirique, et drôle, s’adressant à la famille et aux jeunes publics.

Il sera important d’apporter plus régulièrement et tout au long de la saison des pièces chorégraphiques. Il sera demandé aux compagnies de réaliser un travail de médiation avec les publics selon les spectacles ; des clés de compréhension pourront accompagner le parcours du spectateur. Des ponts réguliers avec la médiathèque permettront de démocratiser en transversalité un art jugé parfois ‘distant’. Ainsi, des conférences dansées, des rencontres avec un chorégraphe et un livre, un roman, un film pourront

permettre d’aborder les sources d’inspiration de l’artiste et les motivations de sa création.

Ces ponts se feront d’autant plus ‘naturellement’ s’il s’agit d’un artiste associé. Un fonds spectacle vivant dans les rayonnages de la médiathèque pourront accueillir des pièces chorégraphiques, filmées, des reportages et des ‘beaux ouvrages’ illustrant cet art.

Le patrimoine dansé aura également sa place dans la construction d’une culture commune et transgénérationnelle. Je pense par exemple à May B, pièce maitresse de Maguy Marin plus que jamais actuelle dans l’errance et l’exil de ces personnages argileux… Une pièce comme A taste of ted de Jérôme Brabant, jeune chorégraphe soutenu par L’échangeur CDCN Hauts-de-France, observe avec délice les réactions d’un public ‘pris au piège’des figures légendaires de Ruth Saint Denis et Ted Shawn.Un patrimoine chorégraphique donc et des figures emblématiques seront ‘invités’ par la présence de pièces de Cunningham, Carlson, Maguy Marin, Anna Teresa de Keersmaeker, Montalvo, Galotta…

Nous proposerons des pièces s’inscrivant dans une actualité chorégraphique, ou illustrant également des talents confirmés ou jeunes talents : Compagnie Chute Libre, Compagnie Pic la poule (Barbara Blanchet, Laurent Falguiéras), Yvann Alexandre…

Nous pourrons imaginer la venue du Centre Chorégraphique National d’Orléans avec sa pièce Twenty-seven

perspectives de Maud Le Pladec. Un travail de masterclass incluant une restitution en direction des pratiques amateurs peut être proposé dans ce contexte.

 

Quelques exemples de choix de pièces :

  • Not a moment, too soon, de Trevor Carlson (coulisses de l’œuvre de Cunningham), soutien de Acción Cultural Española
  • Les 6 concertos brandebourgeois, d’Anna Teresa de Keersmaeker
  • Bleu, d’Yvann Alexandre, avec le soutien du CCN de Nantes, le CCN de Tours, le CCN de Nantes
  • Twenty-seven perspectives de Maud Le Pladec, CCN d’Orléans.
  • Dans la catégorie des spectacles famille, nous pouvons penser à Tétris, d’Erik Kaïel du Ballet National de Marseille
  • Pour le jeune public : Les passagers, de Pic la poule, soutiens institutionnels DRAC Nouvelle-Aquitaine, Région Aquitaine
  • En hip-hop, Box, box Brazil, de Mourad Merzouki pour la compagnie Kafig, CCN Créteil et Val de Marne.

 

2.4/ Autres disciplines du spectacle vivant : cirque et magie nouvelle, arts en espace public

Les Arts du cirque, la magie nouvelle… et les arts de la rue seront représentés tout au long de la saison tant dans l’équipement qu’hors les murs. Les arts du cirque, présentent l’intérêt artistique du renouvellement transdisciplinaire par définition. Nous pouvons donner à voir ces propositions en salle, mais pouvons également les décentraliser en établissements scolaires, en quartiers prioritaires, les programmer hors les murs et sur l’ensemble de l’agglomération… L’adaptabilité technique de ces formes permet de penser plus facilement les décentralisations. L’intérêt que présentent ces propositions artistiques, en dehors de leur caractère spectaculaire et accessible, c’est leur poésie, leur inventivité et leur réception.

La programmation prendra attache avec les arts de la rue et nous essayerons d’accueillir au minimum chaque année une compagnie en résidence afin de réaliser un travail de territoire avec les habitants. Fédérateurs, les arts de la rue mériteraient d’être davantage représentés au niveau des actions culturelles en milieu scolaire et dans les quartiers. Véritable vecteur de démocratisation culturelle, imaginons des temps forts autour de ces arts en espace public dans l’agglomération du pays de Dreux ! Investir les marchés, les places des villes, les habitations…, c’est permettre une désacralisation culturelle qui conduit vers l’équipement de L’Atelier à spectacle.

Le théâtre d’objets, et la marionnette seront des disciplines régulièrement invitées au sein de la programmation également.

 

Nous pouvons en fonction des budgets affectés faire les propositions suivantes :

 

Cirque

  • Tesseract de Nacho Flores, soutiens : CIRCa – Pôle National des arts du cirque (Auch), La Grainerie (Toulouse)
  • Barons perchés, de et avec Mathurin Bloze
  • Attraction capillaire, Galapiats, soutiens : Plateforme 2 Pôles Cirques en Normandie I La Brèche à Cherbourg

 

Magie nouvelle

  • Le soir des monstres d’Etienne Saglio, soutiens : Scène Nationale de Petit-Quevilly –Le Carré Magique, PNAC, Lannion/ L’Entre-Sort de Furies, Châlons

 

Théâtre d’objets

  • Camarades, de La compagnie les maladroits, soutiens : le Théâtre de Lorient, centre dramatique national de Bretagne – le Tangram, scène nationale d’Évreux-Louviers – le Sablier, pôle des Arts de la marionnette en Normandie

 

Arts de la rue// Installations en espace public

  • Les architextures de Johann Le Guillerm, soutien Ville de Paris, Le Channel, scène nationale, Le Ministère de la culture…
  • Rigoletto des Grooms, Opéra de rue mettant en scène les fanfares, les chorales, les écoles de musique… Soutien de la DGCA, de la DRAC Centre Val de Loire, de la SPEDIDAM,
  • Le Groupe Artistique Alice et son exposition en espace public de Portraits de rue. Soutien de La Paperie, Centre National des Arts de la rue.

 

  1. Inscrire L’Atelier à spectacle dans des réseaux de diffusion et de collaboration

 

  1. Des réseaux nationaux et internationaux

Nous ne reviendrons pas sur tous les réseaux nationaux et internationaux déjà évoqués. Le travail en réseaux en dehors de rompre la solitude de nos professions permet de travailler ensemble à des coûts de production partagés, à des transports mutualisés et des coûts de cession négociés.

Notons que nous pourrons lier des relations étroites de travail avec la région Ile de France et la région Pays de La Loire en raison de leur vitalité et de leur proximité. Un travail de réseau sur l’océan Indien m’a permis d’acquérir de nombreuses collaborations avec l’Inde, L’Afrique, le Canada, l’Europe… Les relations diplomatiques entre ces pays m’ont permis d’acquérir de solides réseaux internationaux ainsi que la connaissance des dispositifs de financements propres à ces maillages spécifiques.

Il est indispensable donc de continuer à travailler en réseau ; les RIDA (les rencontres interrégionales de diffusion artistique) organisés par l’ONDA sont des rencontres incontournables. Elles permettent aussi d’échanger sur la création, et c’est un outil de promotion pour nos compagnies accueillies en résidences… Nous repérerons tous les réseaux utiles à notre projet et nous ne nous interdirons pas d’en créer d’autres.

 

  1. Un maillage régional et départemental

La Région Centre-Val de Loire présente un solide maillage en matière d’équipements artistiques et culturels avec lesquels nous installerons rapidement des collaborations :

– de coproductions, ou de programmations communes afin de permettre des économies d’échelle avec les quatre scènes nationales, et les scènes conventionnées.

– de programmation avec le centre dramatique national, le centre dramatique régional, et les deux centres chorégraphiques nationaux.

Nous privilégierons, si possible, les créations nées sur le territoire régional. Notre adhésion au réseau O’Centre, nous permettra de bénéficier des tournées Chaînon en national et Région en scène en régional.

Les SMACS, seront également des partenaires précieux tant dans l’aide à la diffusion en premières parties des groupes émergeants que pour construire également des tournées d’artistes nationaux et internationaux Nous pensons à : Chato’do à Blois, L’Astrolabe à Orléans, Le Petit Faucheux à Tours, Les Bains douches à Lignières, Le Temps Machine à Joué-Lès-Tours.

Les arts du cirque et de la rue, sont structurés sur le territoire par le biais de la fédération FARRCE et     Le POLAU-pôle arts et urbanisme situé à St Pierre des Corps.

N’oublions pas le théâtre de Chartres et de l’agglomération chartraine, partenaires potentiels…

 

  1. Un maillage territorial

Nous nous attacherons à travailler avec toutes les structures culturelles et socio-culturelles de l’agglomération du Pays de Dreux : l’Odyssée, le Théâtre de Dreux, les maisons Proximum, l’association Fenêtre sur films, salles, les salles d’exposition : l’Ar(t)senal, la Maison des arts et la Micro-folie… et également le 5 côté jardin, le centre d’art Jean-René Lozac’h.

Les autres salles de l’Agglo seront également de solides partenaires pour les actions décentralisées : Dianetum d’Anet, la salle des fêtes de Saint-Lubin-des-Joncherets, le théâtre de la Vallée, l’Espace Clairet de Luray. Les écoles de musique, les associations amateurs de danse et de théâtre, seront des partenaires à privilégier.

 

3.1 Les Fêtes populaires

Les divers festivals, les fêtes des villes, et des villages, les évènements culturels ponctuels jouent également un rôle dans la mise en relation et en réseau des publics notamment, car les tissus des acteurs, des habitants sont déjà présents.

 

3.2 Mettre en place un club de mécènes

Nous désirons développer l’activité de L’Atelier à spectacle, notamment en travaillant davantage sur

l’agglomération par des représentations hors les murs. Les fonds privés peuvent être une alternative à cette nécessité de stabiliser les subventions publiques. La loi du 1er août 2003 relative au mécénat et aux fondations a créé les conditions parmi les plus avantageuses en Europe et favorise l’émergence d’une véritable ‘culture du mécénat’. Le mécénat, au même titre que la publicité ou le sponsoring est un outil de communication efficace qui peut ainsi renforcer son image d’entreprise ‘citoyenne’. Une collectivité territoriale, est éligible au mécénat[2].L’agglo peut donc y prétendre pour L’Atelier.

Le mécénat peut revêtir plusieurs formes : don en numéraire, en nature, en compétence donnant droit à réduction d’impôts. Nous devrons réfléchir aux contreparties possibles : soirées partenaires, premières privilèges… Cette nouvelle façon de travailler avec les entreprises locales peut permettre de renforcer l’intégration du théâtre à son territoire, et pour l’entreprise de montrer son intégration au monde culturel. Cela permet d’insuffler des synergies avec les salariés qui se sentent davantage pris en compte en qualité de publics ; les comités d’entreprises seront reçus et nous les ferons bénéficier de tarifs spécifiques.

[1]Les exemples pris sont des propositions possibles de programmation ; nous n’avons pas, par mesure de discrétion, convoqué les compagnies sur les conditions contractuelles des cessions.

[2]Voir l’article 28 de l’instruction fiscale 4 C 5-04 du 13 juillet 2004.

Inscrire l’Activité de l’Atelier à spectacle sur un territoire

Il me semble important de porter à notre connaissance des éléments d’analyse fine sur la sociologie des publics qui fréquentent ou ne fréquentent pas L’Atelier à spectacle. Ces travaux pourront influencer les choix artistiques des programmations en lien avec la question des droits culturels.

En partenariat avec une université proposant une unité de sociologie, cette analyse sera mise en place dès l’exercice 2020 et sera portée rapidement à la connaissance des pouvoirs publics afin de faire des allers/retours réguliers entre politiques publiques/politique de la ville/axes de politiques culturelles et programme d’activité.

Une programmation de diffusion et d’actions culturelles qui réponde stratégiquement aux enjeux du territoire

L’Agglomération s’étant dotée depuis 2004, de la compétence ‘Gestion des équipements culturels d’intérêt communautaire’, L’Atelier se doit d’intégrer dans son programme d’activités des objectifs de rayonnement culturel et artistique sur tout le territoire concerné en prenant en compte ses spécificités et ses attentes.

 

  1. Une programmation hors les murs en direction de la population de l’agglomération

On parle, quant aux théâtres, de publics. Je préfère parler de population, car à travers un équipement d’agglomération, c’est avant tout à elle qu’on s’adresse. Par définition, la population n’est pas ‘captive’. Le fait de ne pas fréquenter les équipements culturels n’est pas une question ciblée sur la population urbaine mais tout aussi présente et pour d’autres raisons, au niveau des populations rurales. Il est important que nous participions à l’animation de l’ensemble du territoire, dont les moyens sont parfois limités.

Pour inviter ce vaste territoire, il s’agit néanmoins de proposer quelques préconisations :

– réduire les fractures culturelles du territoire

– délimiter les zones d’intervention en fonction des bassins de vie, ou de populations et les zones prioritaires au regard de la politique de la ville (cette question sera soulevée avec les élus de l’agglomération)

– s’appuyer sur tous les relais sociaux présents : des relais PMI, en passant par les EHPAD, les     crèches, les écoles, les structures périscolaires, …

– travailler en directions de et avec les pratiques amateurs présentes sur le territoire, leur proposer des actions culturelles ciblées

– inviter les communes à se fédérer autour des projets, mutualiser les propositions

– inciter à la solidarité entre habitants afin de donner le sentiment d’appartenance à un même territoire : création de pôles de bénévoles, mises en place de circuits de covoiturage…

– inciter au nomadisme les compagnies accueillies à L’Atelier en proposant : des ‘petites formes’, des déambulations, des propositions rue et cirque, par exemple, de spectacles que nous retrouvons en forme ‘classique’ à L’Atelier, ce qui permet de créer des cercles vertueux de              fréquentations vers l’équipement central, (proposer des formules tarifaires adaptées à cette formule)

– développer les rencontres avec les artistes, et les temps de convivialité

– permettre aux artistes en création de mettre ‘en essai’ leurs spectacles également sur ces périmètres.

 

Nous multiplierons les spectacles interactifs, en intégrant la parole de l’habitant, ce qui suppose un travail en amont, une présence des équipes artistiques, en permettant à l’habitant de ‘jouer un rôle’ (chœur, première partie dans le cas des pratiques amateurs).

Nous pensons par exemple, au travail remarquable de la compagnie régionale des Grooms, spécialisé dans ce domaine. Leur dernière création, Gianni Skicki joue depuis les fenêtres des habitants et met en scène les pratiques amateurs chant.

Avec Belladonna, la chorégraphe Nathalie Pernette propose une pièce où les corps des jeunes et des moins jeunes existent, s’expriment, se côtoient, partagent l’espace et le mouvement et trouvent leur place dans toute leur différence. Cette proposition réunit au plateau et sur l’écran des interprètes de 10 à 78 ans… Des femmes… Ce spectacle illustre parfaitement un des axes chers à la politique de la ville : l’égalité homme/femme. 

  1. UTOPI, un projet ambitieux de la politique de la ville

que nous continuerons à soutenir jusqu’en 2020. Déjà en cours de réalisation, le projet Utopi s’est associé à L’Atelier pour co-construire avec les habitants des quartiers un projet culturel sur 3 ans (2018/2020) donnant lieu au point d’orgue d’une grande fête au cœur des quartiers. L’équipe de L’Atelier, conscient des enjeux liés aux projets de la politique de la ville, continuera à porter cette action majeure.

 

Pour donner suite à Utopi après 2020 – Utopies communes– les « faîtes urbaines » de Dreux et Vernouillet

L’État, dans le cadre de la politique de la ville, a confié à L’Atelier à spectacle le second volet d’Utopi, portant sur la création d’un spectacle valorisant la mémoire des quartiers, dans la perspective d’un renouvellement urbain intervenant sur les quartiers des Bâtes à Dreux et de La Tabellionne à Vernouillet. L’artiste n’a pas pour vocation de panser les plaies du ‘traumatisme’ de cette modification profonde du quartier, mais de les révéler au grand jour, de les rendre visibles et lisibles, comme une catharsis. De plus, à la demande du groupe d’habitants référents, l’idée serait de renouer avec les fêtes populaires, les fêtes de quartier. Nous nous emparerons de cette question car les évènements éphémères (re)donnent à la culture son sens le plus noble de lien social, pour fédérer et permettre le ‘mieux vivre ensemble’.

Endiguer les fractures sociales ne fait pas partie des missions de l’artiste mais plutôt de celles du politique, de l’institution, qui doit prendre le relais de ce que révèle l’artiste. C’est ce travail en concertation, l’un révélateur de la parole de la cité, l’autre agissant concrètement pour améliorer le cadre de vie ; c’est ce qui donne à l’art sa place dans la pratique sociale. Dire autrement ce que l’on peut dire soi-même. Ce processus peut compléter l’initiative déjà en place de Utopies communes.

 

  1. ‘La belle Rencontre’, un dispositif en direction des quartiers prioritaires

Dans la continuité d’Utopi, nous mettrons à profit et ferons le lien entre le Pôle de création que sera L’Atelier en favorisant et en développant les actions des artistes en résidences dans les quartiers. ‘La belle Rencontre’réinvente les ‘pourparlers’, les lectures et concerts à domicile en invitant les habitants à se constituer en ‘comité de programmation’ ; ce sont eux qui choisiront, quand le descriptif des projets en

résidence leur sera fait, la lecture ou le concert ‘à domicile’ qui prendra place dans le quartier. Véritable outil de démocratie participative donnant raison aux droits culturels, La belle Rencontre, préconise les lieux intimistes et la proximité artiste/public. Ce dispositif peut être proposé à des maisons de quartier, des

EHPAD, des foyers… C’est également un outil de médiation qui permettra d’abolir les barrières psychologiques pour se rendre au théâtre.

  1. Un ancrage artistique fort en direction de la famille et du jeune public

 

4.1 La programmation famille

Peu présents dans les programmations d’année, les spectacles famille permettent également l’entrée ‘tous publics’ et permettent une cohérence globale de propositions au regard de la présence forte de spectacles jeune public. Ils incitent l’enfant à venir voir un spectacle hors cadre scolaire accompagné de ses parents. Un accompagnement particulier en termes de communication en direction des scolaires et de politique tarifaire doivent encourager l’accessibilité des familles. Enfin, cette proposition peut être un bel outil en

direction des travailleurs sociaux, impliqués dans la politique de la ville et qui travaillent sur l’accompagnement à la parentalité. Drôles et émouvants ce sont de véritables ‘divertissements’ de qualité qui permettent en miroir d’une politique tarifaire adaptée, une réelle mixité sociale.

Ces programmes sont des propositions de nouveau cirque, de clowns contemporains et de magie nouvelle programmés pendant les vacances scolaires : à la Toussaint, à Noël, en Février, à Pâques. Ce sont quatre rendez-vous par saison ! De merveilleuses histoires à écouter et à vivre en famille. Nous retenons par exemple (en dehors de toutes considérations budgétaires) :

  • La famille Semianyki, (troupes de clowns contemporains russes)
  • Bal Trap, La contrebande, coproductions Furies pour Châlons en champagne, Galapiat cirque, Auch…
  • Le bruit des loups, Etienne Saglio, création 2019, coproductions Théâtre du Rond-Point, Paris / Théâtre National de Bretagne, Rennes / Théâtre de la Cité, CDN deToulouse Occitanie

4.2 La programmation Jeune public et scolaire

Il est essentiel de poursuivre un travail entamé depuis de longues années en direction du jeune public. Véritable école du spectateur, la programmation Jeune public présente des spectacles pluridisciplinaires tout comme la programmation tout public. Maillon essentiel participant à la construction de la sensibilité artistique, de l’écoute, de la culture, de l’esprit critique et finalement de la personnalité des enfants et des jeunes, la programmation jeune public est résolument inventive et le reflet d’un discours de qualité. Les artistes convoqués sur ce volet, conscients de leur responsabilité, investiront pleinement leur rapport à l’enfant et à l’adolescent. Nous retrouverons les propositions Jeune public tout au long de la programmation.

En ce qui concerne la programmation scolaire et en fonction des financements accordés, nous ferons deux propositions par niveau, de la maternelle au collège et en direction de tous les établissements de l’agglomération sans distinction. Certains spectacles famille ou tout public pourront être mutualisés sur les programmations scolaires afin de permettre des économies d’échelle. Les spectacles tout public pourront être proposés aux lycéens.

Les processus de création sur les résidences accueillies feront l’objet de rencontres spécifiques. Les mêmes classes pourront observer un spectacle sur ces différentes phases de création puis sur sa diffusion finale.

 

Perspectives du festival Premiers arrivés, festival Jeune Public de l’agglomération du Pays de Dreux

La proposition d’un festival Jeune public est porteuse de sens et nous continuerons à accompagner ‘Premiers arrivés’ – Au regard, néanmoins des 30 représentations prévues sur le territoire, peut-être serait-il judicieux de travailler en collaboration avec le Conseil départemental afin de mutualiser les moyens. Ainsi, cette manifestation à laquelle participent une dizaine de communes de l’agglomération ne pourrait-elle pas participer sur le temps fort des semaines entre mars et avril, à enrichir la programmation du festival Jeune public Premiers arrivés ? Nous sommes en effet sur les mêmes cibles et finalement les mêmes objectifs.

 

Pour le spectacle Jeune public, nous vous faisons les propositions suivantes :

  • Chien bleu de Mounawar – Moon Arty / spectacle musical jeune public, à partir de 7 ans
  • Dans ce monde, Thomas Lebrun, central National Chorégraphique de Tours. Danse contemporaine à partir

de 2 ans/6 ans/Tout public

  • Rêverie électronique, Jesse Lucas, dès l’âge de 6 mois.
  • Close to me, Guy Alloucherie, Compagnie Hendrick Van Der Zee, théâtre à partir de 14 ans.

 

Pour l’action culturelle en direction des crèches et des établissements scolaires :

L’action culturelle est touchée positivement par des projets artistiques intégrant les nouvelles technologies. Nous aurons une sensibilité particulière à proposer une programmation artistique Jeune public proposant et intégrant le numérique. Nous pensons par exemple à des propositions artistiques émanant du bookeur jeune public L’Armada Productions.

 

Il me semble important de rejoindre deux réseaux efficaces de la diffusion Jeune public :

– Les JM France, appelés autrefois JMF ; leur programmation, bénéficiant d’un renouveau artistique, nous

pourrons bénéficier de tournées de qualité aux montants abordables pour les   représentations scolaires.

– Le réseau Enfance et musique, pour les très jeunes publics (propositions à partir de 6 mois) ; c’est également un réseau ressource pour tous les accompagnements artistiques autour de la petite enfance : enseignants, personnel de la petite enfance.

–  Roulez jeunesse est un réseau quoi réunit des professionnels s’intéressant aux liens à créer entre l’écriture contemporaine et l’adolescence

 

4.3 L’éducation artistique et culturelle

Le Programme d’Education Artistique et Culturelle (PEAC) actuel de L’Atelier n’omet aucun niveau et s’adresse à tous les enfants et jeunes en milieu scolaire ainsi que le démontre la convention de partenariat qui lie l’établissement et la direction des services départementaux de l’Éducation Nationale d’Eure-et-Loir. Qu’il s’agisse de réception, ‘l’École du Spectateur’, ou de pratique, Tous en scène, Les Rencontres en chantant…, le programme prend en compte les textes de BO de l’Éducation nationale, les directives des programmes, mais est attentif avant tout à l’épanouissement personnel de l’élève et à sa capacité à s’exprimer.

Nous prendrons soin de bien poursuivre ces missions déjà engagées. Toutefois, nous ne manquerons pas d’évaluer les actions et de prendre en compte les apports, les bénéfices de ces actions sur cette jeunesse. Nous pouvons améliorer le dispositif en prenant en comptes, ainsi que le proposent les perspectives de la convention bipartite : « mettre en place une classe rési’danse, faire vivre les auteurs de théâtre jeunesse auprès des élèves et enseignants, proposer un appui technique dans la mise en place des PEAC, conforter la mise en œuvre ‘Avenir’ concernant l’ouverture aux métiers du spectacle et ce, dès la 6ème, permettre une présentation des projets relevant des PEAC en ouverture du festival ‘Premiers arrivés’. »

Etre attentif à la relation au public

  1. Accueillir le public 
Année Spectateurs Dont JP % JP
2017 12681 3449 27,1
2016 15373 5913 38,4
2015 14100 2600 18,4
2014 14474 4035 27,9
2013 15391 2450 15,9
2012 14753 2090 14,1
2011 15123 2119 14,0
2010 16808 2272 13,5
2009 14587 1772 12,1
2008 16226 2577 15,9

Si nous observons ces chiffres, concernant les billets (entrées payantes) sur l’équipement de 2008 à 2017, nous remarquons que les spectateurs Jeune public remplissent sur des taux tout à fait honorables la jauge globale de fréquentation. Cela conforte l’établissement dans sa capacité à répondre favorablement aux missions de service public liées à la jeunesse. Nous précisons que les années 2016 et 2017, inclus les jeunes spectateurs du festival jeune public ‘Premiers arrivés’. Ainsi, si une saison accueille une trentaine de spectacles, et que la salle de L’Atelier présente 950 places, cela implique pour certains des spectacles des jauges à 300 spectateurs, soit un taux de remplissage à moins de 30%. Nous ne portons pas de jugement sur ces chiffres, mais pourtant, au regard du nombre des actions culturelles menées, cela implique de recentrer l’activité de médiation en direction des publics jeunes, les 15/25, et en direction des habitants de toute l’Agglo (certaines communes sont trop peu représentées), en direction des familles…

Ce doit être un travail de chaque jour, et de chaque membre de l’équipe que d’avoir le désir que le théâtre se remplisse, chaque siège vide étant vécu comme un abandon… Accueillir le public, vouloir qu’il se présente dans toutes ses composantes à L’Atelier sera la priorité et ce, dès 2019.

  1. Les pratiques amateurs

Il semble que les pratiques amateurs, soient peu sollicitées ou représentées au sein de l’établissement en dehors des représentations de fin d’année classiques. Pourtant, au regard des potentiels spectateurs que représentent ces publics, il semble important de s’y attacher, et d’en faire des publics captifs. Souvent esthètes, sensibles et amateurs d’arts par définition, ces pratiquants peuvent être associés à plusieurs titres : en intégrant des formes de représentations réunissant professionnels/amateurs, en bénéficiant des espaces ressource de notre Pôle création, en intégrant des stages, des formations que proposera bientôt L’Atelier…  Ces actions bénéficieront rapidement du ‘bouche à oreille’ et trouveront écho au sein des maisons de quartier, écoles de musique…

A la prise de fonction du directeur, un état des lieux concernant les pratiques amateurs sur le territoire aura lieu.

  1. Une adresse particulière aux publics dits ‘empêchés’

Cet aspect devra également être abordé car nous ne trouvons pas trace de dispositif particulier en direction des publics empêchés. Des partenariats devront être pensés et coconstruits avec les associations de type Secours populaire de Dreux, Femmes d’ici et d’ailleurs….

Il en est de même, pour la question des publics handicapés. Ceux-ci peuvent être également accueillis dans des conditions spécifiques. Il s’agit de prévoir et anticiper ces accueils. La communication en direction de ces groupes est à penser spécifiquement.

  1. Un comité des usagers et des ‘ambassadeurs’

Mettre en place des groupes d’usagers et d’ambassadeurs peut simplifier les relations avec ‘l’extérieur’, apporter un rayonnement diplomatique avec des groupes identifiés, des quartiers… Les droits culturels prennent complètement place avec le comité des usagers. Les ambassadeurs sont de vrais médiateurs/habitants. Plus que bénévoles, ils sont en capacité de parler des spectacles auprès de leurs proches, de leur entourage… Ils sont relais et intermédiaires entre la structure et des groupes identifiés. Ils bénéficient de formations en début de chaque saison afin de bien connaître et comprendre la programmation et sont régulièrement invités à voir des spectacles, en qualité de ‘personnalités’.

L’équipe

Contacter l’équipe de l’Atelier à spectacle au 0237426018

Direction
Emmanuelle SINDRAYE
Directrice
e.sindraye@dreux-agglomeration.fr

Administration
Martine DAVID
Responsable de l’accueil du public et assistante à l’accueil des artistes
martine.david@latelier-a-spectacle.com

Ingrid LUKOWSKI
Responsable administrative
i.lukowski@dreux-agglomeration.fr

Billetterie Accueil
Manuela DASILVA
Chargée du public – assistante administrative
manuela.dasilva@latelier-a-spectacle.com

Communication
Stephanie HAMONET
Chargée de communication
s.hamonet@dreux-agglomeration.fr

Médiation
Catherine ROBINET
Chargée des actions de médiation
catherine.robinet@latelier-a-spectacle.com

Technique
Jean-François DETAMANTI
Directeur technique
jf.detamanti@latelier-a-spectacle.com

Pascal SERRANO
Régisseur Lumière
pascal.serrano@latelier-a-spectacle.com

Baptiste DUVAL
Technicien son
b.duval@dreux-agglomeration.fr

Françoise LEMEE
Agent polyvalent

 

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Agglo du Pays de Dreux
4, rue de Châteaudun BP 20159
28103 DREUX cedex

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