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NADINE BEAULIEU COMPAGNIE

  • "One" suivi de "Two/Toute ressemblance (version participative)"

    DANSE

    « One » un solo qui a la vocation de faire rire de … soi !

    Une pièce courte qui épingle le grotesque d’une situation dans le miroir grossissant de la relation hiérarchique au travail.

    Une femme seule face au public, comme en face de son interlocuteur dans un bureau, se plie au jeu du rendez-vous professionnel : chercher à convaincre, à se vendre, défendre sa position et ses propositions, « se mettre en quatre », « essuyer un refus ». Un peu fébrile, elle se motive car doit convaincre, tout en respectant les relations hiérarchiques.  Son corps est tout entier mobilisé par le contrôle de son attitude, et pourtant, à l’intérieur, les émotions se bousculent. Au début, quelques petits gestes de nervosité s’échappent jusqu’à, selon le déroulement de l’entretien, l’explosion sans retenue.

    La performance de la danseuse est impressionnante ; ce qu’elle nous montre devient par moment très drôle parce que ces non-dits, on les a vécus un jour. La gestuelle de l’angoisse, de la colère, du désespoir immédiat, face aux réponses codifiées de ce genre d’entretien, est irrésistible. Pas de musique, juste des mots, le corps, le silence ou le cri et bien sûr la danse qui chorégraphie les émotions.

    Une fois le solo terminé, Nadine Beaulieu et Marie Doiret vous invitent à recréer le spectacle avec vos propositions

    « ONE » c’est un exercice de style qui rythme notre vie.

     

    « Two / Toute ressemblance » un solo qui met en scène une femme de pouvoir

    « TWO / toute ressemblance… » met de nouveau en scène une femme seule. Cette fois-ci, elle est « femme au pouvoir » et vient s’adresser au public. Elle déploiera tout son équipement de séduction, de « virilité », de conviction, tout son « pouvoir », de savoir-dire, savoir-toucher, d’idéologie, d’autorité, de doute aussi.

    C’est un spectacle inclassable qui a pour source le corps contraint à l’espace du micro et de la tribune. Dans ce tout petit espace, jaillissent le burlesque, la voix, le souffle, la danse au plus près de la colonne.

    L’enjeu du personnage est de convaincre, de rallier à sa cause. Avec un sens aigu de l’absurde, car on comprend très vite qu’il n’a de cause autre que celle même de convaincre, d’embarquer avec soi, de générer de l’enthousiasme ou de la crainte. Manipulation ? Prise de pouvoir ? Besoin existentiel de faire corps avec les autres, d’appartenir à un groupe, de mener, de contrôler ? Mécanisme de vie ou de survie ?

    « TWO / toute ressemblance… » est un petit « monstre » impossible à enfermer. C’est une transe.

     

    « ONE » et « TWO » s’inscrivent dans la démarche « d’autoportraits »

    Marie Doiret – Chorégraphe et interprète, danseuse et assistante chorégraphique de Nadine Beaulieu

    Marie Doiret dessine son parcours d’interprète dans la diversité des univers et des aventures artistiques auxquels elle participe. Après avoir suivi pendant plusieurs années les cours techniques de Nadine Beaulieu, elle entre dans sa compagnie. Engagée dans la démarche de la chorégraphe, elle participe à toutes les formes que prennent ses créations, en tant que danseuse ou assistante. Pendant près de 10 ans, Marie Doiret collabore avec Pascal Giordano/Hapax Compagnie et l’assiste à la création. Par ailleurs, elle développe une aventure artistique en spectacle de rue avec Brendan Le Delliou et le Frichti Concept et la Cie N°8. De plus, elle porte l’univers ludique et poétique de la danse théâtralisée de Maria Ortiz-Gabella/ Cie Arcane, pour qui elle interprète plusieurs spectacles « jeune public ». Depuis 2006, aux côtés d’Emilie Buestel, elle entame sa propre recherche chorégraphique et fonde le collectif Sauf le Dimanche.

     

    Démarche artistique de Marie Doiret : La curiosité et la fidélité aux gens et aux univers rencontrés sont les deux valeurs qui ont guidées mon parcours d’interprète. J’ai vécu comme une nécessité autant qu’un luxe la diversité des propositions que j’ai dansée et le nombre de contextes dans lesquels j’ai pu confronter des pièces chorégraphiques à des publics variés : en salle, en rue, en jeune public, en tout public, en tant qu’assistante, danseuse ou artiste intervenante, à la ville comme à la campagne.

    Depuis 2006, nous avons co-fondé, Emilie Buestel et moi-même, le Collectif Sauf le Dimanche. Mon parcours de danseuse s’est donc enrichi de la part de chorégraphe. Le collectif porte une démarche d’ouverture et de décloisonnement : dialogues entres différents langages artistiques, multiplication des contextes dans lesquels danser, des espaces à réinventer, des lieux à détourner, des gens à rencontrer. Notre propos chorégraphique se situe dans le détournement du quotidien, le glissement du geste familier au geste dansé, et la prise d’espaces insolites ou non-scéniques. Les projets du collectif ne nous amènent jamais sur scène. Notre terrain de jeu favori est l’espace public. Et notre règle du jeu favorite est la rencontre (décloisonnement des genres, des registres et des gens).

    C’est au cœur de tout ça que se trouve la source des projets en co-écriture avec Nadine Beaulieu. Parce que la collaboration précieuse et de longue date avec Nadine, les valeurs profondes, les postures et les questionnements qui nous lient rendent possible cet exercice si singulier qu’est la co-écriture. Le propos part d’une chose intime, d’un endroit authentique, traversé de nombreuses fois (le rendez-vous professionnel) et si souvent partagé entre nous deux, pour aller vers une mise à nue universelle, un espace symbolique où nos contradictions, nos points de fuites, nos lignes de force peuvent se donner à voir dans un contexte plus large que le nôtre (celui d’un entretien d’embauche ou d’un discours en public). Ce mouvement-là résume je crois nos obsessions communes.

    Pour finir, « ONE et TWO » s’appuient sur une vivacité du geste, sa dimension très anodine qui côtoie sans cesse sa dimension abstraite, sur le va-et-vient constant entre un rôle et la réalité des sensations des émotions qui nous constituent et comment le moindre de nos gestes trahit cela, sur l’oscillation du corps entre retenue et lâcher-prise.

    Cette matière-là est bien celle que nous partageons, Nadine et moi : absolument métaphysique et symbolique, absolument banale et connue de nous tous, absolument drôle et absolument tragique. Nous faisons, sur cette base et depuis longtemps, communauté de valeurs et communauté d’envies.

    DISTRIBUTION

    Co-écriture : Nadine Beaulieu et Marie Doiret

    Danseuse : Marie Doiret

    Décors de « One » : Norbert Richard

    Mise en scène : Nadine Beaulieu

    crédit photo : Marie Doiret / Jérôme Séron

     

    EN SAVOIR PLUS

    https://www.cienadinebeaulieu.com/creations

     

    VIDEOS

    One : https://vimeo.com/122628928

    Two : https://vimeo.com/211910878

     

     

    CoPRODUCTION  

    CDN de Normandie-Rouen – accueil en résidence pour TWO

    Ballet du Nord – Olivier Dubois Centre Chorégraphique National Roubaix – L’Opéra de Rouen – accueil studio pour ONE.

    SOUTIEN :

    Ville de Rouen ; Département de Seine Maritime, Conseil Général de l’Orne ; la Région Normandie ; DRAC Normandie ; SPEDIDAM ; ADAMI ;

     

    Ces spectacles sont programmés dans le cadre de Réseau Chainon.

     

     

    RECOMPENSES :

    2016 : « One » Sélectionné par la BPI du Centre Pompidou à Paris, pour faire partie du colloque ‘Humour et société : le rire dans tous ses éclats’ en présence de chercheurs, ethnologues et spécialistes de l’humour.

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