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COMPAGNIE BURNOUT/THÉÂTRE NATIONAL CHAILLOT

"Samsara" de Jann Gallois

DANSE CONTEMPORAINE/CRÉATION

Une quête spirituelle.

Inspirées par la tradition bouddhiste, Jann Gallois et sa compagnie sont en train d’élaborer une nouvelle création qui, à travers la danse, explore les contraintes physiques mais également spirituelles de l’existence humaine. Mélange de hip-hop et danse contemporaine. « Samsara » est un mot sanskrit qui signifie une succession d’existences et de renaissances. Cette pièce intégrera un dispositif de cordes et harnais qui liera les sept danseurs les uns aux autres et les contraindra à naviguer entre eux. Des tensions et des collaborations émanent alors de cet enchevêtrement et symbolisent les relations humaines, la relation de notre corps et de notre esprit à l’autre. De plus Jann Gallois souhaite montrer que quel que soit sa forme, l’objectif est de parvenir à se libérer et de renouer avec sa part spirituelle.

Une réflexion sur la condition humaine et ses limites.

BurnOut, entre héritage hip-hop et influence contemporaine

La compagnie BurnOut a été créée par Jann Gallois en 2012. Ses créations d’inspirations hip-hop et contemporaines présentent des chorégraphies singulières qui visent à faire réfléchir sur l’Homme. Sa quête première est de traduire physiquement ce qui fonde l’existence humaine à laquelle sont condamnés les êtres humains jusqu’à ce qu’ils atteignent la paix éternelle.

Elle mène de nombreuses actions culturelles en Ile-de-France où elle a été fondée et est toujours basé. Elle est également associée à la Maison de la Danse de Lyon et au Théâtre National de la Danse de Chaillot.

 

Note d’intention de Jann Gallois :

« Samsara » est un terme sanskrit signifiant « ensemble de ce qui circule » ou « transmigration » en tibétain. Dans le bouddhisme, le samsara désigne le cycle des existences conditionnées successives, soumises à la souffrance, à l’attachement et à l’ignorance. C’est le cycle de renaissance dans lequel sont pris les êtres non éveillés. Ce cycle est sans commencement dans le temps, il se perpétue par l’accumulation du karma couplée à la soif d’existence, et s’achève pour chaque être dès que celui-ci parvient à en réaliser l’existence, à atteindre l’éveil pour ne faire plus qu’Un avec le nirvana, la paix éternelle.
Les hommes naissent, meurent et renaissent sans cesse dans ce cycle infini tant que la lumière de la conscience ne se sera pas éveillée en eux. Enchaîné au samsara, duquel il ne peut s’échapper, l’homme connaît bien des moments de plaisirs mais ceux-ci ne sont qu’éphémères, car chaque naissance dans le monde matériel se traduit inévitablement par l’impermanence de tout phénomène : l’expérimentation de la vieillesse, de la maladie, de la perte et de la mort. La condition dans laquelle on renaît dépend de nos vies passées et de nos actes présents, c’est la loi universelle de la cause et de ses effets appelée karma. Une pratique spirituelle pure, quelle qu’elle soit, a pour unique objectif de mener à l’état de cessation de cette souffrance universelle, et à se libérer ainsi du cycle de vie.

L’ignorance et l’attachement à nos désirs incontrôlés sont les principales causes qui nous empêchent de nous élever spirituellement et nous maintiennent alors enchaînés à ce cycle de souffrance. Mon intention est de rendre cette vision du monde et de la vie manifeste en la symbolisant par un enchevêtrement de longues guindes dans lesquels les danseurs se retrouvent emmêlés, attachés les uns aux autres et soumis à une « machine » qui les dépasse, les surplombe et relance sans cesse un nouveau cycle de vie. L’écriture chorégraphique s’articulera autour d’un objet scénographique central, une « toile d’araignée » géante dans laquelle sont emprisonnés les corps. Ce processus de création dans la contrainte est une habitude dans mon travail et je souhaite ici rendre cette contrainte matérielle, afin de prendre le contrepoint sur cette réalité invisible à l’œil nu. Il n’existe pas de forme unique et limitée de cette vérité, chacun a sa façon d’interpréter sa condition humaine et de renouer avec sa part spirituelle, l’enjeu dramaturgique est de parvenir à trouver les codes de cette incroyable énigme qu’est la vie afin de dénouer les chaines de la souffrance et en libérer les êtres.

 

DISTRIBUTION

Chorégraphie et scénographie  : Jann Gallois
Conseil à la scénographie  : Delphine Sainte-Marie
Lumière  : Cyril Mulon
Musique  : Charles Amblard
Costumes  : Marie-Cécile Viault

Danseurs  : Inkeun Baïk, Carla Diego, Shirwann Jeammes, Jean-Charles Jousni, Marie-Hanna Klemm, Jérémy Kouyoumdjian, Laureline Richard

 

EN SAVOIR PLUS

https://www.cieburnout.com/fr/

 

crédit photo  : Agathe Poupeney

Production déléguée  :

Compagnie BurnOut, Chaillot – Théâtre national de la danse

 

Coproduction  :

Maison de la danse de Lyon, CNDC d’Angers, Théâtre de Rungis, TPE – Bezons, l’Atelier à spectacle, la scène conventionnée de l’Agglo du pays de Dreux (Vernouillet – 28)

 

Soutiens  :

La Briqueterie – CDCN du Val-de-Marne, MAC de Créteil

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