HomeL’atelierArchivesSaison 2016/2017 Théâtre de la Tête Noire – PATRICE DOUCHET

Théâtre de la Tête Noire – PATRICE DOUCHET

"Ah Ernesto" de Marguerite Duras

THEATRE 

Séance à l’Atelier à spectacle : 10h et 14h

Réservation à l’Atelier à spectacle au 02 37 42 60 18

C’est l’histoire d’un petit garçon qui ne veut pas retourner à l’école, parce qu’à l’école, dit-il, « on m’apprend des choses que je ne sais pas ». Ses parents décident alors d’aller voir le maître d’école « pour le mettre au courant de la décision d’Ernesto ».

Ils se posent alors des questions essentielles sur la connaissance et l’enseignement. Cette pièce explore la question du savoir en s’inspirant des leçons de choses et des cabinets de curiosités et offre une seconde vie à ce livre culte paru pour la première fois en 1971.

Distribution

Album pour les enfants écrit par : Marguerite Duras

Illustrations : Katy Couprie

Editions : Thierry Magnier

Mise en scène et scénographie : Patrice Douchet

Avec Korotoumou Sidibe et Arthur Fouache

Conception dispositif scénique et lumières : Damien Grossin

Réalisation et son : Damien Grossin et Raphaël Quédec

Réalisation des collections et des costumes : Claudine Bléhaut

PRODUCTION : Théâtre d la Tête Noire ; AIDE : Jeune Théâtre Régional

SOUTIEN : CRIL

Zoom sur...

Créer, diffuser, former

Le Théâtre de la Tête Noire, scène conventionnée pour les écritures contemporaines

L’histoire du théâtre à Saran est celle d’une rencontre entre une compagnie et un lieu jusqu’à se fondre en une seule dénomination le Théâtre de la Tête Noire.

Le Théâtre de la Tête Noire mène une action de création, de diffusion et de formation centrée sur le répertoire aujourd’hui. Le projet artistique, conduit par Patrice Douchet, metteur en scène a pour première mission de créer des spectacles destinés à être présentés sur le territoire national. Le Théâtre est impliqué dans plusieurs projets et réseaux européens.

En partenariat avec la ville de Saran et avec le soutien de la DRAC Centre, de la région Centre et du département du Loiret, le Théâtre de la Tête Noire propose dans une salle de 200 places une programmation exigeante destinée à tous les publics (théâtre, musique, chanson française, Jeune Public…), des lectures, des rencontres, des débats et accueille en résidence des compagnies et des auteurs…

En accompagnement des spectacles à destination du public scolaire, le théâtre met en place des actions de sensibilisation et met à disposition des enseignants une Valise Théâtre, véritable outil de découverte du théâtre d’aujourd’hui.

En soutien aux auteurs, le Théâtre développe de multiples actions : Text’Avril, un festival dédié à l’écriture contemporaine, un comité de lecture qui permet la découverte de textes inédits et une Théâtrothèque (bibliothèque de prêt de textes d’auteurs contemporains).

Le Théâtre de la Tête Noire est aussi un lieu de formation et encadre des ateliers théâtre pour tous les âges à partir de 8 ans et des interventions en milieu scolaire (Options Théâtre, Aux Arts Lycéens, Ateliers de pratique artistique, accompagnement éducatif…).

Enfin, le Théâtre assure la direction artistique et technique du Festival Théâtre sur l’Herbe, organisé en collaboration avec la ville de Saran. Il se déroule tous les 3 ans dans le parc du Château de l’Etang. La prochaine édition aura lieu en juin 2017.

Aides publiques : le Théâtre de la Tête Noire, scène conventionnée pour les écritures contemporaines, est subventionné par la Ville de Saran, le ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Centre), la région Centre et le département du Loiret.

Certains spectacles sont accueillis avec l’aide de l’Onda.

Site Officiel

Patrice Douchet, Metteur en scène

Patrice Douchet est metteur en scène, directeur artistique et fondateur en 1985 du Théâtre de la Tête Noire, aujourd’hui scène conventionnée pour les écritures contemporaines à Saran (Orléans) dans le Loiret.

Depuis 1985, Patrice Douchet bâtit un répertoire constitué essentiellement de textes d’auteurs contemporains, avec un intérêt particulier pour les oeuvres qui s’inscrivent dans le triangle littérature/théâtre/cinéma : Scènes de Chasse en Bavière de Martin Sperr (film de Fleishmann), Le Trio en mi bémol du cinéaste Éric Rohmer, Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig (film de Max Ophuls), Hiroshima mon amour de Marguerite Duras (film d’Alain Resnais), Moderato Cantabile de Marguerite Duras (film de Peter Brook).

Avec Hiroshima mon amour en 1998, il inaugure un cycle Marguerite Duras. En 1999, il présente dans un même temps théâtral Savannah Bay, La Musica Deuxième et Moderato Cantabile, spectacle intitulé 4h avec M.D.

De 2000 à 2005, il explore l’oeuvre du cinéaste suédois Ingmar Bergman avec la mise en scène d’une version de Persona intitulée Lettre d’Elisabet Vogler à son fils, puis celle du dramaturge norvégien Jon Fosse avec Un Jour en été et enfin celle du romancier Tarjei Vesaas, lui aussi norvégien pour une adaptation signée Brigitte Smadja des oiseaux, recentrée sur Mattis, une figure de l’idiot. Avec ces écritures scandinaves, Patrice Douchet travaille un théâtre « littéraire » à la lisière du cinéma, de l’image arrêtée et du roman. Il associe des « poèmes photographiques » à chacune de ses mises en scène et collabore avec Dominique Journet Ramel, photographe et comédienne.

De 2007 à 2009, il revient à Marguerite Duras, et mène un travail sous forme de workshops et de stages pour restituer l’intégralité du roman Le Ravissement de Lol V.Stein (voyage de 7 heures avec une équipe de 20 comédiens) co-mis en scène avec Dominique Journet Ramel (coproduit par le Carré, scène nationale de Château-Gontier et le centre dramatique régional de Tours).

Son parcours de metteur en scène est également jalonné de créations explorant les écritures contemporaines adressées aux nouvelles générations. Dans des propositions scéniques, souvent à contrepied des conventions non-écrites du jeune public, Patrice Douchet trace une voie de spectacles « sans limite d’âge » : L’Armoire, il l’appela journal d’après les histoires enfantines de Peter Bichsel, Bouli Miro de Fabrice Melquiot, Une machine est une machine comme un machin est un machin (Ecriture et mise en scène), Louise les ours de Karin Serres et La Nuit MêmePasPeur de Claudine Galea.

En tant que directeur artistique du Théâtre de la Tête Noire, il élabore la programmation d’un théâtre de 200 places. Il a créé un faisceau d’outils et d’événements pour le repérage et le compagnonnage avec des auteurs : comité de lecture, festival, rencontres, lectures/découverte, « l’émission » (forme dramaturgique de laboratoire d’écriture), un cycle de commande de pièces « partir en écriture », la création de la théâtrothèque Marie Landais (bibliothèque de pièces d’auteurs contemporains).
En 1990, il inaugure la première édition des rencontres dramatiques contemporaines du Théâtre de la Tête Noire, Text’Avril. Ces rencontres présentent chaque année, sous forme de lectures, de spectacles et de mises en espace des textes d’auteurs contemporains. Text’Avril travaille au repérage, à la reconnaissance, à la production et la diffusion des écritures d’aujourd’hui.

Marguerite Duras, auteure

 

Marguerite Duras — nom de plume de Marguerite Donnadieu — est une écrivaine, dramaturge, scénariste et réalisatrice française, née le à Gia Định (près de Saïgon), alors en Indochine française et morte le à Paris.

Par la diversité et la modernité de son œuvre, qui renouvelle le genre romanesque et bouscule les conventions théâtrales et cinématographiques, elle est un auteur important de la seconde moitié du xxe siècle, quelles que soient les critiques qui aient pu être adressées à ses œuvres.

En 1950, elle est révélée par un roman d’inspiration autobiographique, Un barrage contre le Pacifique. Associée, dans un premier temps, au mouvement du Nouveau Roman, elle publie ensuite régulièrement des romans qui font connaître sa voix particulière avec la déstructuration des phrases, des personnages, de l’action et du temps, et ses thèmes comme l’attente, l’amour, la sensualité féminine ou l’alcool : Moderato cantabile (1958), Le Ravissement de Lol V. Stein (1964), Le Vice-Consul (1966), La Maladie de la mort (1982), Yann Andréa Steiner (1992), dédié à son dernier compagnon Yann Andréa — qui, après sa mort, deviendra son exécuteur littéraire — ou encore Écrire (1993).

Elle rencontre un immense succès public avec L’Amant, prix Goncourt en 1984, autofiction sur les expériences sexuelles et amoureuses de son adolescence dans l’Indochine des années 1930, qu’elle réécrira en 1991 sous le titre de L’Amant de la Chine du Nord.

Elle écrit aussi pour le théâtre, souvent des adaptations de ses romans comme Le Square paru en 1955 et représenté en 1957, ainsi que de nouvelles pièces, telle Savannah Bay en 1982, et pour le cinéma : elle écrit en 1959 le scénario et les dialogues du film Hiroshima mon amour d’Alain Resnais, qui lui vaut d’être nommée pour l’Oscar du meilleur scénario original à la 33e cérémonie des Oscars et dont elle publie la transcription en 1960. Elle réalise elle-même des films originaux comme India Song, en 1975, avec Delphine Seyrig, Le Camion, en 1977, avec Gérard Depardieu, ou encore Les Enfants, en 1985, avec Daniel Gélin.

 

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