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La petite histoire du visuel 2020-2021

La petite histoire du visuel 2020-2021

29 juillet 2020 Non classé

Trois affiches de l’artistes Enora Lalet vont rythmer la saison de l’Atelier à spectacle.

Les deux premières images ont été réalisées en Colombie. Il s’agit de portraits en hommage aux Caraïbes élaborés à Carthagène pendant 5 semaines par l’artiste française Enora Lalet en collaboration avec le photographe cartagenois Rafaël Bossio. Cette résidence artistique a été soutenue par l’Alliance française de Carthage.

Cette démarche artistique revendique le métissage des cultures, des savoirs et des symboles via une mise en scène du corps, où l’identité et la gastronomie s’entremêlent dans un univers pop rempli de monstres sucrés et de beautés salées. Ces bustes gourmands mettent ainsi à l’honneur fruits et amuses bouches emblématiques de l’expérience quotidienne de la ville par l’artiste.

Cette série, intitulée ¡Sabroso!, développe une pluralité de techniques (peinture, sculpture, installation, photographie, gastronomie, couture) pour un résultat visuel surréaliste exposé lui-même à Carthagène.

Enora Lalet a choisi des modèles exclusivement costeño qu’elle a maquillés, de peinture corporelle évoquant les couleurs vives des murs de la ville. Le design des structures alimentaires s’inspire des paternes traditionnels de l’artisanat Zenú tandis que les coiffes rappellent les éléments d’architecture de la région.

 

Portrait d’Enora Lalet

Diplômée en arts plastiques et en anthropologie, cette « plasticienne culinaire » use des aliments comme un peintre de son pinceau. Sa palette ? De la barbe à papa, des artichauts, des fruits, du chocolat… bref, tout ce que la planète produit de comestible, « sauf les viandes et les poissons » précise-t-elle en bonne végétarienne.

Enora LaletPourquoi la nourriture ? « C’est un matériau très riche visuellement mais aussi symboliquement : il représente tous les tabous de nos sociétés, liés à la culture, à l’éducation… Selon la classe sociale ou l’époque, on ne mange pas de la même façon et c’est plutôt drôle de détourner ces codes ! « . La Bordelaise parcourt ainsi le monde en qu.te de denr.es, pour fa.onner des coiffes ou les déposer sur le visage de ses modèles.

 

Sur proposition de l’agence d’édition et de communication, l’Astrolab, l’Atelier à spectacle a choisi les créations d’Enora pour son jeu des couleurs et textures, ses « portraits cuisinés » combinent bodypainting, scénographie, couture (les fonds sont en tissu), photo. Ce métissage tout art et tout genre confondus est à l’image de la saison 20/21 de l’Atelier à spectacle.

POUR EN SAVOIR PLUS : WWW.ENORALALET.COM, INSTAGRAM @ENORALALET

 

 

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