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ARNAUD ANCKAERT, une identité artistique marquée par les textes anglophones

ARNAUD ANCKAERT, une identité artistique marquée par les textes anglophones

20 novembre 2015 Spectacles

 

Arnaud Anckaert est le metteur en scène du Théâtre du Prisme, compagnie qui vient interpréter sur la scène de l’Atelier, Constellations de Nick Payne, où comment envisager toutes les possibilités d’une relation amoureuse. Il est déjà venu présenter un texte de Dennis Kelly en 2014. Auparavant, il mit en scène des oeuvres de Enda Walsh, de Tennessee William, des auteurs anglophones contemporains. Pourquoi ce choix d’auteurs?

Avec Capucine Lange, co-directrice du Théâtre du Prisme, ils affirment leurs goûts pour les écritures contemporaines en prise avec le réel. Leur particularité, et le cœur de leur travail, est le déchiffrage des textes et la découvertes d’auteurs. Ils aiment les écritures actuelles, voire inédites, et suite au spectacle Pulsion, de Frantz-Xavier Kroetz, c’est le spectacle Disco Pigs de l’auteur Enda Walsh, en 2004, qui confirme l’identité artistique d’Arnaud Anckaert, à savoir celle d’un metteur en scène qui découvre des auteurs, anglophones plus particulièrement, et qui travaille étroitement avec des traducteurs, éditeurs ou agents, pour les créer en France pour la première fois. Exemple avec deux de ses mises en scène que l’Atelier à spectacle a ou va accueillir

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Pour le texte Orphelin de Dennis Kelly, Arnaud Anckaert l’a lu en anglais et il a été le premier à le mettre en scène en français. « C’est une histoire de théâtre contemporain, une pièce d’aujourd’hui, le suspense est sans arrêt renouvelé, l’écriture est celle du quotidien, le langage parlé, très accessible. » Il a été pour lui un coup de foudre et ce qu’il retrouve souvent et qu’il aime bien chez les auteurs anglais c’est leur humour : « La frontière est infime entre l’horreur et le rire. Car sans être outrancier, le théâtre anglais pose des questions sur le monde, sur les responsabilités, la violence et les faits divers… Et, pour moi, c’est aussi le but du Théâtre en général. »

Tout comme Orphelin, Arnaud Anckaert a de nouveau choisi, avec Constellations, de mettre en scène un auteur révélé par la scène anglaise. Il s’agit de Nick Payne. En janvier 2012, Constellations est créée au Royal Court dans une mise en scène de Michael Longhurst avec Rafe Spall et Sally Hawkins. En novembre 2012, elle est couronnée meilleure pièce de l’année par le London Evening Standard. Le spectacle, encensé par la critique, est repris pendant plusieurs mois dans le West End. Pour la France, Arnaud Anckaert est le premier à la montée. Il aime cette écriture simple, quotidienne mais qui éveille notre imaginaire en créant une forme de suspense original et stimule notre intelligence en questionnant de grands thèmes comme l’amour, l’infidélité, le temps, la maladie, la mort, le libre arbitre… sans oublier bien sûr les abeilles et la physique quantique.

Cette pièce probabiliste ressemble au quotidien et la perception. L’écriture anglaise en fait un jeu génial pour le théâtre dixit Arnaud Anckaert. C’est ce qui l’a intéressé chez cet auteur anglophone.

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Ces dernières créations ne dérogent pas à ces goûts britanniques. Il a créé un spectacle pour les 9/12 ans, Simon la Gadouille, pièce imaginée par Rob Evans, Andy Manley et Gill Robertson. Ce monologue l’a bouleversé car il a rappelé son vécu. C’est de nouveau un texte qui parle du quotidien et qui aborde différents thèmes : la peur de l’autre, la compétition, les modèles archétypaux, la maîtresse, le professeur, la mère, le destin, et puis surtout le monde de l’enfance comme étant le socle de la construction d’un être avec ses désirs profonds et ses rêves. Et enfin dans Révolte une pièce mosaïque sur les femmes d’aujourd’hui de Alice Birch. Arnaud Anckaert a aimé ce texte à séquences où il n’y a pas de continuité narrative mais une unité thématique. Et sa dramaturgie hétéroclite et originale qui brasse les thèmes du féminisme : de l’image du corps au porno, du viol à la propriété, du mariage au travail.

Donc avec ces cinq pièces écrites pas des auteurs anglo-saxons : Enda Walsh, Dennis Kelly, Nick Payne, Rob Evans et Alice Birch, Arnaud Anckaert n’a pas fini de nous faire découvrir ces jeunes auteurs anglophones aux leurs écritures actuelles.

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