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Concours d’écriture : les participants

Concours d’écriture : les participants

17 juillet 2015 Home

Sommaire

  1. Classe de CM1/CM2 d’Anne Briand – Ecole de Garnay
  2. Classe de CM1/CM2 d’Anne Briand – Ecole de Garnay
  3. Classe de CM1/CM2 d’Anne Briand – Ecole de Garnay
  4. Classe de CM1/CM2 d’Anne Briand – Ecole de Garnay
  5. Classe de CM2 de Mino Banks – Ecole G. Brassens Vernouillet
  6. Classe de CM2 de Mino Banks – Ecole G. Brassens Vernouillet
  7. Classe de CE2/CM1 de Mino Banks – Ecole G. Brassens Vernouillet
  8. Classe de CE2/CM1 de Mino Banks – Ecole G. Brassens Vernouillet
  9. Classe de CM1/CM2 de Tiphaine Joubert – Ecole de Digny
  10. Classe de CM1/CM2 de Tiphaine Joubert – Ecole de Digny
  11. Classe de CM1/CM2 de Tiphaine Joubert – Ecole de Digny
  12. Classe de CM1/CM2 de Tiphaine Joubert – Ecole de Digny
  13. Luz De Roa
  14. Sandrine Davin
  15. Clémence Godard
  16. Betty Charron



Classe de CM1/CM2 d’Anne Briand – Ecole de Garnay

Ce sera comment dans trente ans ? Chant – Scolaire

Couplets :
Dans trente ans, il y aura moins de pollution,
Dans trente ans, il y aura plus de papillons,
Toutes seules, les voitures se conduiront,
L’avenir nous tend les bras : avançons !

Refrain :
Dans trente ans, ce sera marrant
Comme tous les gens et les enfants,
En travaillant, en rigolant et en marchant,
Pendant longtemps, tout simplement.

Dans trente ans, on aura une plus belle vie,
Télé porteur, à l’intérieur il y aura des biscuits à l’infini,
Il y aura des robots géants qui aideront les gens,
Et nous aurons quarante ans.

Dans trente ans, ce sera marrant
Comme tous les gens et les enfants,
En travaillant, en rigolant et en marchant,
Pendant longtemps, tout simplement.

Dans trente ans, il y aura des robots qui nous feront à manger,
Nous marcherons dans la rue avec des chaussures à moteur,
De nouvelles planètes se construiront en une heure,
Dans trente ans, des robots livreront des pizzas carrées.

Dans trente ans, ce sera marrant
Comme tous les gens et les enfants,
En travaillant, en rigolant et en marchant,
Pendant longtemps, tout simplement.


Classe de CM1/CM2 d’Anne Briand – Ecole de Garnay

Comment ce sera dans 30 ans ?      Poème – Scolaire

Dans trente ans,
Nous serons si grands,
Et nous aurons 40 ans,
Et plusieurs enfants.

Nous aurons une belle voiture,
Un beau travail,
Une belle villa,
Au bord de la mer, en Espagne.

Dans trente ans,
Ce sera plus marrant,
Avec nos parents,
Et nos enfants.

Dans trente ans,
Nous verrons un soleil si grand,
Sous la verdure,
Qui est si pure.

Dans trente dans,
Nous irons travailler,
Au bord des marchés,
Et il y aura un temps ensoleillé.

Dans trente ans,
Ce sera plus marrant,
Avec nos parents,
Et nos enfants.


Classe de CM1/CM2 d’Anne Briand – Ecole de Garnay

Dans trente ans. Chant – Scolaire

Refrain :
Dans trente ans il y aura,
De l’amour et de la joie,
Et l’on aura tout ce qu’on veut,
Et ce sera merveilleux.

Couplets :
Le monde sera plus heureux,
Plein de couleurs et de saveurs,
Et les gens plus généreux,
Plus de cris et plus de pleurs.

Allez, il faut s’entraider,
Il faut s’aimer !

Dans trente ans il y aura,
De l’amour et de la joie,
Et l’on aura tout ce qu’on veut,
Et ce sera merveilleux.

Que la paix dure dans le monde,
Plus jamais de guerre immonde,
Que les peuples forment une ronde,
Que l’unité soit profonde.

Allez, il faut s’entraider,
Il faut s’aimer !

Dans trente ans il y aura,
De l’amour et de la joie,
Et l’on aura tout ce qu’on veut,
Et ce sera merveilleux.
Le monde uni,
Toute la famille sera là,
Et les gens tous réunis,
Et l’on pourra fêter ça.

Allez, il faut s’entraider,
Il faut s’aimer !

Dans trente ans il y aura,
De l’amour et de la joie,
Et l’on aura tout ce qu’on veut,
Et ce sera merveilleux.


Classe de CM1/CM2 d’Anne Briand – Ecole de Garnay

Dans trente ans. Poème – Scolaire

On aura quarante ans
On fera des enfants
On sera des parents
On sera différent.

On pourra travailler
On pourra bien voler
On sera très très riche
On sera des artistes.

On aura notre permis
On aimera les guilis
On habitera Paris
C’est la fin de notre poésie !


Classe de CM2 de Mino Banks – Ecole G. Brassens Vernouillet

Ça c’était avant Poème – Scolaire

Il y a 30 ans,
Le monde était plus grand,
Il y avait plus d’enfants
Et tout le monde, serein,
On tendait la main
A ceux qui en avait besoin.
Puis on était certains
Que tout irait bien.
L’Atelier à spectacle était là, en pleine forme.
Le directeur en chef était énorme,
Beaucoup disaient que c’était le Père Noël,
Mais d’autres disaient que non, car il était cruel.
L’école Georges Brassens,
Accueillait des lynx.
Maintenant cette école accueille des enfants,
Plein de talent.

Lou Anne 


Classe de CM2 de Mino Banks – Ecole G. Brassens Vernouillet

Mon nouveau chez moi Nouvelle- Scolaire

Julien habitait à Vernouillet quand il déménagea en 2015 à New-York. Il savait que ça impliquerait de grands changements : ne plus revoir sa famille, vivre tout seul avec son chien, changer de maison…

L’arrivée à New-York
La famille de Julien était très triste qu’il parte mais il ne fallait tout de même pas qu’il rate son avion… L’arrivée à l’aéroport de New-York se passa très mal ! Il oublia ses bagages à l’aéroport. Il se précipita pour ne pas rater son taxi. Une fois à l’intérieur de sa nouvelle maison, il se posa sur son canapé et alluma sa télé. Dommage il rata son feuilleton. Julien était tellement tête en l’air qu’i ne se souvenait plus qu’il avait oublié ses bagages à l’aéroport…

Trente ans après
Julien commençait à devenir vieux, il avait déjà 53 ans… Quand tout d’un coup, le téléphone sonna, c’étai sa mère au bout du fil. Elle lui dit que son père était gravement malade et était à l’hôpital depuis trois mois. Elle le supplia de revenir à Vernouillet et raccrocha…

Le retour à Vernouillet
Il était tout étonné, beaucoup de choses avaient changées… Le Cinéma était devenu un aéroport, la piscine était devenue un magasin de bonbons et à la place de sa maison, il y avait des immeubles qui touchaient et les nuages, un stade de foot avait poussé dans son jardin…
A Vernouillet, il n’y avait plus 10 000 habitants, mais 1 000 000, bref, tout avait changé. C’était la pagaille, Julien ne savait même plus où sa mère habitait. Il prit son GPS et par la fenêtre de sa voiture il vit une dame qui criait comme une folle dingue : « Julien ! Julien ! Julien ! »

La rencontre avec sa mère
Il vit cette dame et s’arrêta in extremis en se demandant qui était cette dingue. C’é tait en fait sa sœur qu’il n’avait encore jamais rencontrée. Elle l’emmena dans son bolide de course. Vous vous demandez bien comment elle a pu faire pour obtenir une telle voiture. Sa famille a gagné au loto !!! Sa famille était à présent millionnaire et vivait dans une villa de rêve.

En arrivant, la première chose qu’il vit fut sa mère. Il lui sauta dans les bras. Sa mère lui raconta la terrible guerre France-Espagne. La France avait gagné, mais il y avait eu plus de deux millions de morts. Cette guerre avait eu lieu à cause d’un match de foot truqué. Sa mère avait maintenant un cache œil et une grosse cicatrice…

L’hôpital du malheur
Dés l’entré dans l’hôpital voit son père, il vit quelque chose d’étrange : la tête d’une personne par terre et un œil de cyclope qui volait. Sur le moment, il fit tomber son I phone 13 qui se cassa en mille morceaux. Il alla dans la chambre 13, celle de son père. Il ne savait pas qu’elle portait malheur. Il dit bonjour à son père et le serra dans ses bras. Il jeta un coup d’œil par la fenêtre ouverte et fit tomber son portefeuille du quinzième étage avec 113 510 dceuros, (nouvelle monnaie de 2045).

L’évènement
Une fois sorti de l’hôpital, Julien chercha dans sa poche mais ne trouva pas son portefeuille. Il avait beau chercher, rien !
Un infirmier l’interpella pour lui mettre une claque car son portefeuille était tombé sur sa tête. Pendant ce temps, la voiture de course de sa sœur que sa mère avait empruntée, était en train de se faire embarquer par la police pour mauvais stationnement. Trop de mauvaises nouvelles, se disait il.

Quand l’infirmier revint pour les informer que son père était mort. A cette annonce, sa mère tomba dans les pommes d’un jardinier et mourut… il y avait des vipères dans les pommes…

Le bureau des rêves
Alors que julien était en train de pleurer, il vit le facteur poser une annonce dans sa boite aux lettres afin d’aller « bureau des rêves ». Julien demanda au facteur : « Qu’est ce que c’est le bureau des rêves ? » Le facteur lui expliqua tout et le lendemain il y alla.

Dés son entrée, il vit plein de gros nuages blancs qui enfermaient des rêves. Chaque jour un nuage éclatait et un rêve s’exauçait. Il déposa son rêve, celui de ressusciter ses parents. Avec un petit espoir, il rentra chez lui. Le lendemain, quelqu’un sonna à sa porte : c’était ses parents ! Sa mère et son père lui expliquèrent aussi qu’un cousin inconnu habitait en Inde. Julien retourna au bureau des rêves pour rejoindre son cousin en Inde.

La vie en Inde (la recherche de son cousin)
Une fois arrivé en Inde, il mourait de faim. Il vit des bananiers et sauta dessus. Mais il tomba par terre car ce n’était qu’un mirage. En Inde, il y avait des haribos aux mouches, il leur demanda s’il pouvait en prendre un. Enis le chef de la tribu envoya des gardes. Julien ex-membre des forces spéciales les mit tous KO n deux temps trois mouvements. Ensuite, il demanda à Enis s’il connaissait son cousin Amine. Il lui répondit que c’était le chef des gardes. Pendant ce temps Jean-Hercule Pierre, le bras droit du chef, remarqua que les gardes étaient tous à terre. Il envoya Amine et ses gardes. Julien les vit arriver et prit une dague. Il mit à terre tous les gardes sauf Amine. Amine sorti une arbalète et tira dans le bras de Julien. Tout d’un coup Gipsy, la mygale, arriva et d’un coup de croc mit à terre Amine.

La mygale de l’enfer
C’est alors que Gertrude Pokora, la propriétaire de Gipsy arriva et Gipsy tua son maitre d’un coup de croc dans la tête. Enis sortis un pistolet et tenta de tuer la mygale. Mais Gipsy trop rapide pour lui, le mordit à la jambe. Enis s’écroula. Jean-hercule Pierre Vit son chef, alors que la mygale l’avait déjà tué. Julien par frayeur reparti à Vernouillet. Une fois arrivé, il se mit devant les infos et vit que Gipsy avait tué 1438 personnes en Indes.

La fin du Monde
Julien était devant sa télé, quand un météorologue annonça qu’une météorite allait percuter Vernouillet.

Pas le temps de réagir ET
BOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUMMMMMMMM !!!!!!!!!!!!! Julien mourut. Et sa mère entra et « Oh il est mort… dommage ! »

FIN !


Classe de CE2/CM1 de Mino Banks – Ecole G. Brassens Vernouillet

Le monde en chocolat Nouvelle- Scolaire

Dans 30 ans, il y aura des voitures volantes : tout sera volant même les lits. Et les robots feront tout à notre place.

Notre ville, Vernouillet, sera en chocolat et Willy Wonka sera le Maire. Et Vernouillet deviendra la capitale de la France, et Paris sera une petite ville perdue de France.

L’Atelier à spectacle sera l’Atelier chocolat. Dans notre ville, il y aura la tour Eiffel… Bien sûr, en chocolat, car elle n’a pas voulu rester à Paris.

L’eau de la piscine sera du chocolat, et à l’école nous n’étudierons plus, nous mangerons du chocolat !

Voilà comment ça sera dans trente ans, que du chocolat ! On est des gourmandes !
Fin !


Classe de CE2/CM1 de Mino Banks – Ecole G. Brassens Vernouillet

Dans trente ans. Nouvelle- Scolaire

Dans trente ans le ciel sera tout rose, les nuages seront en barbe à papa, les portables géants feront tout à notre place, même nos devoirs.
L’Atelier à spectacle sera à moitié en bonbon et à moitié en guimauve.
Dedans, on regardera des films tout en mangeant du chocolat et du pop corn.
Puis un jour, les portables géants se révolteront et déclencheront une énorme guerre.
Le ciel se transformer en ciel tout noir et nous serons en danger.
Seule Isra Ziane pourra nous sauver. Elle mettra au point une invention internationale et sauvera tout le monde.
Et bien entendu, elle deviendra une star.


Classe de CM1/CM2 de Tiphaine Joubert – Ecole de Digny

Dans trente ans, ce sera quoi ? Haïku – Scolaire

Tout le monde aura des animaux sauvages,
Les magasins auront plusieurs étages,
Les maisons seront sans toit !


Classe de CM1/CM2 de Tiphaine Joubert – Ecole de Digny

Dans trente ans Chanson – Scolaire

Refrain :
Dans tente ans,
Nous ne serons plus des enfants,
Nous serons bien grands
Notre ennemi sera le temps.

L’école sera finie,
Tout sera différent
Et quant à notre vie…
Non, on aura le temps !

Refrain

Même nos rêves les plus fous,
Pourront être exaucés.
Vivre comme des hiboux,
Redevenir bébé !

Refrain
Nous deviendrons parents,
Ceux qui ne le sont pas,
Seront quand même contents,
Ils avancent pas à pas.
Refrain bis


Classe de CM1/CM2 de Tiphaine Joubert – Ecole de Digny

Dans 30 ans… Poème – Scolaire

On aura quarante ans
On fera des enfants
On sera des parents
On sera différent.

On pourra travailler
On pourra bien voler
On sera très très riche
On sera des artistes.

On aura notre permis
On aimera les guilis
On habitera Paris
C’est la fin de notre poésie !


Classe de CM1/CM2 de Tiphaine Joubert – Ecole de Digny

Ce sera comment dans trente ans ? Poème – Scolaire

Il y aura beaucoup d’enfants,
Sous un ciel de diamants,
Les enfants seront des parents.

Les flamants roses deviendront verts,
Nous marcherons tous sur la tête,
Et l’été chaud sera l’hiver,
Ce sera toujours la fête.

Les autruches iront lentement,
Les poésies seront des chants,
Avec beaucoup d’enfants tout blancs,
Les objets n’auront pas leur temps.

Les vers de terre seront dans l’air.
Les Prénoms finiront en ette,
On ira toujours à la mer,
Les fleurs s’appelleront fleurettes.


Luz De Roa

Hommage Poème – Tout public

Et régulièrement je passe les portes d’un Atelier en spectaculaire mouvance…
Où des messagers se révèlent subtils dans ma conscience…
Où leurs paroles, leurs musiques, leurs masques et leurs danses,
Ondulent sur le miroir vibrant de mes sens…
Là… L’ouvrage de ces Anges perfore de joie mes instants d’une douce rémanence…
Et régulièrement je traverse le vent ailé de la connaissance…


Sandrine Davin

Désert humanoïde Poème- Tout public

8h16.
Le goudron pleure ses dernières larmes de chaleur.
Des carcasses humaines fleurissent le bord de la route.
Enfin, ce qu’il en reste …
Le ciel n’existe plus, seul le soleil est maître de l’univers.

Le règne minéral a fermé ses yeux
Pour laisser place au désert.
Les herbes folles sont mortes, sans rien dire.
Les arbres dégénérés dans un coin, un peu plus loin.

8h19, c’est la fin.
Plus de goudron, d’herbe folle, ni d’arbre.
Les carcasses font les beaux jours, à la seule vie humaine,
Les vautours …


Clémence Godard

Patiente Nouvelle – Tout public

Ce jour-là marquait le début de ma carrière. Je me souviens encore avec beaucoup d’exactitude, d’une rencontre avec une jeune femme. Je me retrouvais un peu dans cette personne qui se disait déstabilisée, perdue. Ces derniers mots, comme ceux qui vont suivre, sont restés imprimés dans ma mémoire.
Voici par quoi elle entama son récit :
« Je viens de passer une longue journée… Elle s’est écoulée dans une chaleur étouffante. Je ressens encore ce rayon de soleil qui m’a, d’une certaine façon, projetée hors de mes rêves… Je crois qu’il était tard… Je n’avais plus qu’une envie : rentrer chez moi. Alors, je me suis levée. C’est là que j’ai remarqué que j’avais fait tomber un mince rectangle sur le sol. Les informations se sont alors fixées à mon esprit et je n’avais plus qu’un but en tête. »
Je voulais lui demander plus de détail, mais je ne voulais pas la couper dans cet élan qui lui redonnait confiance.
« Rapidement, j’ai traversé la ville. Je pense la connaitre par cœur. »
Elle s’interrompit comme si le doute qu’elle avait surmonté revenait.
« Je me suis engouffrée dans la salle de spectacles, le billet dont je vous parlais à l’instant était celui d’un concert. Je n’ai pas besoin de vous dire que je n’aurais manqué cet événement sous aucun prétexte sans vraiment savoir pourquoi. Il fallait que j’y assiste. J’entends encore la voix claire qui s’élevait au loin. L’écho des instruments bourdonnent toujours dans mes oreilles. Je revois le public s’installer, la lumière s’éclipser. La voix résonne. Cette voix, que je connaissais… cette voix … »
Elle ne continua pas, son regard se perdit.

« La lumière du projecteur a finalement révélé l’artiste. Un homme d’une cinquantaine d’années… »
Plusieurs secondes se prolongèrent. Elle reprenait d’une voix éteinte.
« Il ne peut pas avoir cinquante ans… je ne comprends pas… On a quitté la Fac ensemble, ça n’a pas de sens… Alors devant ce… » Elle retrouva le silence ou plutôt elle choisit un mot avec soin.
« Devant ce phénomène, j’ai préféré fuir. J’ai quitté ce qui m’a paru être un labyrinthe. Je reconnaissais la salle d’accueil, j’identifiais des noms prestigieux et d’autres qui ne m’évoquaient rien. Je croyais apercevoir des visages rencontrés récemment. Vous savez pendant ces représentations d’espoirs du théâtre ou de danse ? »

Elle ne me laissa pas répondre, la suite semblait se manifester presque malgré elle.
« Je ne reconnaissais pas la longue galerie où étaient exposés des affiches, des photographies, des articles de presse. Une immense baie vitrée en remplaçait une autre plus petite de mon souvenir. Par la suite, des flashs de mon arrivée dans le théâtre se sont bousculés : une immense aile complétait le bâtiment et était ornée de lettres rouges « salle de répétitions » et puis ce mirage : un lieu baptisé « école des arts du spectacle ». Je songe maintenant à la ville, comme je vous disais, je la connais par cœur mais des souvenirs qui ne sont pas vraiment les miens m’envahissent : des résidences aux murs végétalisés, de vastes verrières comme autant de bulles sous lesquelles se pressaient des gens… Et ce théâtre qui s’élevait plus haut, un étage qui couronnait l’ancienne usine.
Mes jambes ne résistèrent pas davantage à ce tourbillon. Je me suis donc réfugiée au pied de l’escalier qui n’avait pas changé. J’ai fermé les yeux, mon front était brûlant, de plus en plus brûlant… et puis quelques instants après, au loin, une voix claire m’interpelle, une voix familière et rassurante. J’ai mis quelques secondes à réagir. Il avait retrouvé son apparence, il n’était plus l’artiste en tête d’affiche, il était redevenu celui que je connaissais. Cela me rassura. Le décor avait repris son allure habituelle. J’ai eu l’impression que je venais de sortir d’un rêve. Ce genre de rêve qui arrive quand on a une grippe et que la fièvre déforme tout.
C’est ce qui m’a conduit ici. »

Je coupais ma patiente voulant la rassurer, je choisis le ton le plus professionnel que le jeune médecin que j’étais, possédait, « Les températures sont exceptionnellement élevées pour la saison. La chaleur, la fatigue et la déshydratation vous ont joué des tours.»
Un léger sourire se lut sur son visage. Je lui indiquai la marche à suivre pour récupérer.
Puis, j’achevai la consultation dans les règles de l’art malgré une certaine émotion due en partie à cette histoire, à ce personnage. Elle me tendit ses papiers. Je souris devant son deuxième prénom Sybille. Ainsi aurait pu se terminer cet épisode.
J’accompagnai la patiente rassurée hors de la salle d’examen. A mon retour, je vis qu’elle avait oublié un document. Je le saisis. Ce billet me parut très étrange, dans une matière que j’aurais qualifiée d’innovante et les filigranes étaient assez sophistiqués. La date, l’heure, le nom de l’artiste étaient autant d’indices qui confirmaient les propos de ma patiente. Je préférai garder cela pour moi, pour ne pas l’angoisser davantage et de toute façon elle avait déjà disparu.

Si je vous propose maintenant ce récit, qui me ramène trente ans en arrière. C’est qu’il y a quelques jours, j’ai reçu une invitation aux soixante ans de L’Atelier à Spectacle. Ce billet ressemble trait pour trait celui que j’ai vu il y a trente ans. Ma curiosité scientifique cherche encore une réponse à ce mystère. Je vous laisse juger de la précision de cette Sybille quant aux paysages, quant à cette ville, quant à ces lieux qui sont les nôtres. Peut- être serez vous d’accord pour dire que l’Atelier a servi de fantastiques histoires et que sans lui des espoirs n’auraient pas pu se manifester.


Betty Charron

Il était une fois Nouvelle – Tout public

Comme dans un rêve, je vais sortir de ce brouillard épais et apercevoir au loin, qui sort de l’ombre, comme un château majestueux, une grande bâtisse qui se dresse devant moi, et qui me donne l’impression de me tendre les bras.
Le bâtiment semble m’envelopper, me protéger, voire de m’engloutir.
J’ai envie d’y pénétrer, de m’y blottir avec délices car je ressens une incroyable chaleur. Je ne veux plus quitter cet endroit, je me sens si bien dans son antre.
Cette bâtisse qui s’appelle aujourd’hui « l’Atelier à spectacle » a toute une histoire.
Et oui, il y a trente ans, c’était un hangar, ou plus exactement un atelier de charpentiers au sein duquel quatre générations se sont succédé et y ont travaillé.
En 1984, le bâtiment était celui de l’Atelier Robert. Malheureusement, il y a eu la crise, un peu comme aujourd’hui, et l’activité a cessé, les portes se sont refermées.
Elles le restèrent pendant un long moment.
Ce hangar si vide, si grand, abandonné faisait la tristesse d’un homme qui se posait sans cesse la question : que faire de cela ?
Il en parlait, réfléchissait. Il ne pouvait laisser les choses en l’état, ni accepter ce paysage si désolant.
L’homme dont il s’agit était maire de la petite ville de Vernouillet, Monsieur Maurice Legendre : un sacré bonhomme ! Tout le onde le connaissait et l’appelait « Momo ».
Un jour, le déclic se fit et une idée jaillit, Momo était tout excité et en parla avec ses conseillers et ses amis. Il annonça solennellement : « on va en faire un atelier à spectacles ».
Certains étaient enthousiastes, d’autres sceptiques, mais ce sacré personnage décida de suivre son idée.
Il rassembla de nombreuse personnes, chercha des financements et la belle idée se transforma en réalité. Des hommes de bonne volonté, comme des fourmis ouvrières donnèrent de leur temps. Rien ne fut facile mais ils furent tenaces et persévérants.
Le projet se concrétisait, le hangar était peut à peu remis en état, des projecteurs furent installés, des fauteuils, des rideaux, une scène, et enfin la régie.
Tout fut mis en œuvre pour rendre le lieu accueillant et attrayant.
Et un jour « miracle » le premier spectacle fut programmé.
Je crois que c’était le 16 septembre 1984, grâce à ce sacré Momo et à toute une équipe.
Avec un succès fou, cet Atelier à spectacle est devenu magique. Ce grand et bel édifice reçoit aujourd’hui tant de personnes différentes, notables, ouvriers, enfants, parents, personnes âgées, tous se côtoient tous ont les yeux pétillants de plaisir devant les spectacles changeants.
Cet endroit chaleureux vous enferme dans ses entrailles pour donner à voir de nombreux spectacles, acteurs, chanteurs, danseurs, du théâtre, de la poésie, des virtuoses de la musique qui vous bercent et vous enchantent.
Connus ou inconnus, les artistes prennent possession des lieux, ils sont chez nous, nous sommes chez eux. Le public fidèle est de plus en plus nombreux. Le public est heureux.
L’Atelier à spectacle gagna une belle réputation, une renommée qui se propagea jusqu’à Paris. Et oui ! Et plus loin encore car cet endroit a une âme, il sait procurer du plaisir.
Je me souviens d’un stage avec une comédienne qui nous apprit de petites scènes en y incrustant une multitude de détails que l’on ne distingue pas au premier abord. Chaque attitude, chaque placement, chaque mot est un travail et pas question de retenir ou d’être avare, il faut donner, se donner entièrement.
Nous avons terminé dans un grand éclat de rire quand « Gérard et Jacqueline » sont devenus « Géraldine ». C’est cela la magie du théâtre tout est possible, les apparences sont réelles et la réalité n’est qu’une fiction.
Cet après-midi là m’a fait oublier mes soucis.
J’ai l’impression soudaine que je pourrais couvrir des centaines de pages, écrire, décrire, raconter…
C’est la première fois que je m’autorise à écrire et je voulais juste dire combien j’apprécie l’Atelier à spectacle.
Dans trente ans, peut être que les handicapés marcheront, les aveugles retrouveront la vue, les voitures voleront, oui, oui, peut être que beaucoup de choses changeront mais l’Atelier à spectacle, j’en suis sûre, restera ce qu’il est, un lieu vivant, magique, source de plaisir et de joie.
Et aussi, un lieu de convivialité ou l’on aime se retrouver avant ou après le spectacle pour boire, manger, échanger. Si vous venez pour un stage, des gâteaux, une bouteille thermos qui garde le café au chaud est toujours là. C’est un lieu où l’on veille à ce que vous soyez bien.
L’Atelier à spectacle, dans sa simplicité, est unique et moi je l’aime, simplement aussi.
Merci à Momo et à toutes les personnes qui ont participé à sa création, et qui le font vivre chaque jour.


 

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